Platane



Il y a des jours comme ça, où l'on trouve du talent à une personne, et le lendemain on se demande pourquoi et surtout comment on a fait pour en arriver là. Se farcir l'intégrale de la saison 1 de "Platane" est comme une grosse cuite* : les premiers verres passent (et Swiffer trépasse...) tranquillos et après c'est le trou noir, et encore après c'est les regrets, les "on ne m'y reprendra plus jamais"... Mais comme le moteur de l'être humain semble être l'oubli (ou le manque de volonté) : on rechute. On recommence à boire et on regrette une fois encore ! "Platane" est une boisson alcoolisée très forte. Si forte qu'après quelques minutes seulement une envie terrible de pleumer son renard nous surprend. Et pourtant on en redemande ! Foutue essence masochiste...


"Platane" n'est pas une mauvaise série au fond, et l'idée de base était intéressante (faire la suite de "H"), mais c'était sans compter le délire mégalomaniaque d'un Éric Judor trop porté American Idol TV Show ABC CBS BBC NBC on the dancefloor (oui, ça ne veut rien dire...). Des caméos à la pelle, comme pour souligner l'importance du carnet de relation du comédien principal (ça va de Clotilde Courau à Monica Bellucci en passant par Vincent Cassel -qui déchire, comme à son habitude-, Guillaume Canet...). Des références multiples à la carrière de l'acteur. De l'émotion et du rire quelques fois. Du pathétique souvent, toujours, continuellement. Difficile pour un empathique philanthrope de ne pas succomber à cet appel au secours d'un comédien sur le déclin, jamais prit au sérieux, à deux doigts de tomber aux oubliettes s'il n'avait pas eu Canal et les gros bêtas de la première chaîne pour le laisser sur le devant de la scène quelques fois... Et puis mal jouer son propre rôle, mal jouer son propre rôle ne va pas aider Éric tout seul à se faire une réputation d'acteur sérieux. Si en plus de ça la trame scénaristique du French show est faite de creux, les amateurs de camembert n'apprécieront pas cet emmental.

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. Prout.

Votre Majesté (Your Highness)

Je suis méchamment défoncé, complètement con et dépourvu de poils pubiens. De plus, étant en phase terminale, j'ai voulu m'euthanasier avec un film ! J'ai de ce fait trouvé cette comédie amusante, et j'ai éprouvé du plaisir à regarder ce long-métrage.



En tant que valet Natalie Portmaniesque, je me dois de laisser un certain délai de réflexion entre le visionnage de ce film et la critique qui fait suite. Quelques secondes après avoir vu "Votre Majesté", j'avais trouvé ça complètement con : de l'humour encore plus gras que gras ; des références aussi faciles qu'une pute de l'Est à qui l'on tend un petit billet rose ; un scénario à la limite de l'humainement acceptable ; des gags pipi-caca qui m'ont fait rire (mais uniquement à cause des raisons sus-citées, auxquelles on ajoute une immaturité latente) ; du sur-jeu dépassant le surmoi ; du gros, du tesque et du grotesque... Un cocktail parfait pour un potage de navets au miel !


Quelques mois plus tard, je me souviens (moi de ce musicien) vaguement de quelques sourires, pouffes, et même des rires.
Je me souviens vaguement de l'histoire (un conflit de descendance sur fond de jalousie -hé, pas mal mon Pitch!-).
Je me souviens parfaitement des yeux ravageurs de Zooey Deschanel que l'on ne voit que trop peu.
Je me souviens parfaitement du buste ravageur de Natalie Portman que l'on ne voit que trop peu.
Je me souviens parfaitement de... rien d'autre.

"Votre Majesté" se révèle être un film appréciable par nombre d'abrutis en mal d'humour. Pas franchement délirant, mais pas pourri non plus. Dans la moyenne des capacités comiques de l'Amérique belligérante. Et puis c'est tout ! S'il n'y avait pas eu Natalie Portman en costume de Robin des Bois sexy, je ne l'aurai jamais regardé ce film. Si le nom de Zooey Deschanel n'était pas apparu sur l'affiche du film, je n'aurai pas dépensé le moindre penny pour voir ça. Si je n'avais pas aimé les "127 heures" de Danny Boyle avec James Franco, ben... en fait la présence de James Franco au casting n'est pas un facteur important dans l'envie de voir ce film... Pas de révérence pour "Votre Majesté".

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