Fanboys



Carrie à la dent de lait...
C'est la mode, c'est la fête ! Depuis quelques années, le monde du cinéma s'intéresse de plus en plus aux geeks, aux nerds et autres trublions (presque) no-life (normal, ce sont eux qui paient leurs places de cinéma, n'est-ce pas!). En bon crack fanatique de la saga Star Wars, ça se sentait comme une chatte sur un toit brulant que je regarderai ce film ! Mal m'en fût ! Des fantasmes s'en sont allés dans un éclat fracassant : la sculpturale déesse de Polis Massa a perdu avec l'âge l'attrait de feu la princesse captive Léïa dans son bikini doré aux allures d'éden, et laisse place à du flan flétri indigeste. Enfoiré de souvenirs d'adolescent en chaleur ! Pas grave, il me reste toujours Padmé Amidala... niarf niarf !

"Fanboys" est l'occasion pour le réalisateur de mettre dans son film des caméos estampillés "Je vais plaire aux nerdzzzz" : Carrie Fischer (ex-délicieuse impératrice), Jason Mewes (Jay !), Kévin Smith, Danny Trejo, William Shatner, Billy Dee Williams, Ray Park ou encore Seth Rogen ! Du bien lourd en stock, et ça fait plaisir. Et puis il y a les protagonistes de ce film dont il n'est pas nécessaire de parler : Sam Huntington, Chris Marquette, Jay Barcuhel, Dan Fogler... des acteurs qu'on peut retrouver dans plusieurs teen-movies tous aussi mauvais les uns que les autres. Et puis il y a Kristen Bell, qui campe une geekette mignonnette qui est énamourée du plus moche et con des acteurs... Normal quoi, c'est le cinéma. Et au cinéma, les moches ont aussi droit au bonheur !


Le scénario de "Fanboys" repose sur la (ké?)quête d'une bande de fans de SW qui, pour permettre à leur cher ami atteint d'un cancer et à quelques semaines de son éviction de la planète Terre, décide de s'introduire dans le Skywalker Ranch afin d'y voler les bandes du nouveau Star Wars... Des références de temps à autre, des chamailleries débiles entre les fans de Star Trek et ceux de Star Wars, des saynètes plus ou moins marrantes (le plus souvent moins...)... Au final, une bouillie fangeuse qui nous enfonce les doigts dans la gorge pour débagouler ce souvenir nauséabond qu'on ose appeler cinéma.

Dennis Rodman - Bad as I wanna be (Plus méchant tu meurs)



Plus sensible, tu pleures...
Il y a bien longtemps que l'envie de la fameuse (ou fumeuse selon les personnages) autobiographie du magistral rebondeur américain Dennis Rodman obsédait mon esprit torturé. Des restes d'adolescent trottaient dans ma tête tandis que je repensai à mon époque "fan de la NBA et des Bulls parce que c'est trop les meilleurs et l'armée Jordan-Pippen-Rodman est imbattable (à l'instar de la New Team...)". Que de parties jouées à NBA Live 98 avec mon équipe fétiche ! Que de fascination (et pourtant ce n'est ni un vampire, ni un loup-garou...) pour cet être aux allures délirantes que l'on surnommait Rodzilla ou Demolition Man (fascination d'autant plus grande le jour où je découvre ahuri la conquête de la sexy Carmen Electra par l'extravagant Dennis...). Alors, il en devient absolument nécessaire pour ma petite pomme de dévorer ce livre...

Je connaissais de Dennis Rodman le côté exubérant avec des couleurs plein les cheveux et un physique longiligne.
Je connaissais de Dennis Rodman ses performances exceptionnelles de rebondeur (qui ont fait de lui le meilleur de tous les temps...).
Je connaissais de Dennis Rodman l'image qu'on lui collait à la peau (ou qu'on voulait bien nous laisser voir), celle d'un bad boy, d'un gamin pourri.

Au fur et à mesure de la lecture, nous découvrons une facette du personnage qui est beaucoup plus attachante que ce que l'on pourrait croire : un être humain comme les autres, avec des valeurs, une sensibilité propre, des soucis dans sa jeunesse et des coups de mou un peu plus tard, des hauts et des bas qui virevoltent sans même qu'on lui demande son avis, des joies et des peines... On a toujours tendance à mettre les stars et les people sur un piédestal, un endroit où tout est beau et rose (merde, tout le monde fait caca !). En parcourant "Plus méchant, tu meurs", on casse dans notre encéphale l'image que les médias renvoient de Dennis Rodman, pour la remplacer par celle que le basketteur livre au travers de ce bouquin qui sent le vrai.
Le style d'écriture est simple et sincère : que demander de plus ? Des anecdotes croustillantes et des petits potins ? Il y en a plein, et pour tous les goûts.
"Plus méchant, tu meurs" se révèle une surprise inattendue, vaut son pesant de moutarde. Une découverte non remboursable et non regrettable.

Virgin on Bourbon Street (American Virgin)



Une jeune prude de bonne famille se retrouve dans la même chambrée qu'une étudiante à la débauche facile. Et puis il y a Rob Schneider... Loin de toute originalité, "Virgin on Bourbon Street" (dans la famille "Mon titre en français est encore plus anglais que la version originale" je demande le père) enchaîne les clichés, les situations attendues et les répliques faciles, le tout saupoudré par un jeu d'acteur pénible dans des décors qui le sont encore plus. Même le mythe des filles en folie ["Crazy Chicks !" =()'] ne parvient pas à donner à ce blèche résidu de cinéma une qualité artistique. Malplaisant.

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...