Arielle Dombasle by Era



Complètement perchée, mégalomaniaque avec une bonne dose d'hypertrophie du moi, la pochette de l'album "Arielle Dombasle by Era" promet beaucoup : des influences de Pink Floyd avec son "The Dark Side Of The Moon", une musique conspirationniste avec la pyramide des Illuminati, un délire mystique avec une incarnation de la Vierge Marie par Arielle Dombasle elle-même (le melon...)...

Quel est le résultat à l'écoute ?

Pourquoi ai-je pensé, musicalement honnête que je suis, à du Pink Floyd en regardant la pochette, alors que mis à part un fond noir et une simple pyramide (même pas un prisme qui filtre la lumière...) rien ne s'y réfère ? Pourquoi ne pas m'être dit : oh! tiens une pochette de merde ! Mais, c'est un panier en osier derrière ou bien ? En tout cas, pas de flamants roses à l'horizon (d'autant plus lorsque l'on sait que "Pink Floyd" ne signifie pas "Flamants Roses"). Musicalement, on se rapproche plus d'un remix d'Era par Era, avec la recette qui a fait le succès du groupe d'Éric Lévi : des thèmes classiques revisités par un univers New Age, une chorale pour donner dans le mysticisme, et un fond de guitare électrique et de synthétiseur. Ici, Arielle Dombasle joue le rôle de la chorale. Malheureusement, son charisme vocal étant proche du zéro absolu, il lui est impossible de transmettre une émotion spirituelle à l'auditeur, à part peut-être une gêne grandissante au fil des morceaux, face à une pochette scandaleusement blasphématoire et mégalomaniaque. Totalement fade et mal interprété, ce disque est la confirmation de la déchéance d'Era, qui perd au fil des albums son intérêt et un hypothétique talent.

Mohamed Dubois



La vérité si j'musulman.
Pas mauvais.
Pas bon.
Beaucoup de clichés.
Pléthore de blagues moyennement drôles.
Ellipses temporelles gênantes.
Histoire d'amour écrite à la taloche.
Scénario nimportnawak.
Comédiens sur le fil.
Comédie française nouvelle génération.

Insaisissables (Now You See Me)



Quand j'étais petit, j'avais une boîte avec plus de cent tours de magie dedans, mais elle ne me disait pas comment cambrioler une banque à Paris depuis Las Vegas, comment renflouer le compte en banque de milliers de sinistrés d'un ouragan qui n'ont pas touché les thunes de l'assurance, ou encore à cambrioler un coffre-fort contenant un demi-milliard de dollars. D'ailleurs, aucun des tours ne marchait.
Louis Leterrier en avait une aussi, mais elle ne lui a pas appris à faire un bon film, rythmé, original ou agréable. Et dire qu'il a la cote aux States...

Heureusement qu'Isla Fisher est canon, et que Mélanie Laurent minaude, sinon il n'y aurait aucun intérêt. Une bouillabaisse dégueulasse à douze euros sur le port de Marseille.

The Sessions



Un petit film touchant, où Helen Hunt excelle dans son personnage de prostituée pour légumes... euh... d'assistante sexuelle pour les handicapés. À ses côtés, John Hawkes campe avec brio un poliomyélitique dépendant d'un poumon d'acier cherchant, la quarantaine approchant, à découvrir la félicité amoureuse.

Alors que les diktats paradoxaux de la société contemporaine veulent imposer à nos encéphales l'image d'une égalité entre TOUS les êtres de la planète, qu'ils soient valides ou non, blancs, noirs, jaunes, pourpres, beurs, cons, intelligents, juifs, bouddhistes... le septième art s'efforce d'être rogue envers les handicapés. D'une part en insistant sur leur vulnérabilité (par leur paralysie, maladie, leur dépendance à une machine ou à des hommes), d'autre part en les mettant sur un piédestal, les montrant uniquement sous leurs beaux jours : plus courageux, car ils vivent dans un fauteuil ou sont déficient mentalement, plus déterminé et volontaire dans leur éducation (car les institutions telles que fac ou autre ne sont pas spécialement adaptés pour les accueillir, par exemple) pour obtenir un diplôme, plus obstiné à réussir un parcours de vie commun (métro, boulot, dodo)... Mais, où sont les énormes connards sur roulette ? Les ingrats et profiteurs ? Les chiants ? Les malpolis ? Les violents ? Les tueurs ? Seules quelques bribes de long-métrage au cinéma esquissent une image moins lisse, alors que la télévision, le huitième art, offre une vision plus réaliste, naturelle, juste et surtout drôle (que ce soit dans Glee avec Artie Abrams, dans les sketchs de Jérémy Ferrari, dans les émissions sur la TNT, dans South Park...). C'est vraiment trop injuste.

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...