Complètement
perchée, mégalomaniaque avec une bonne dose d'hypertrophie du moi, la pochette
de l'album "Arielle Dombasle by Era" promet beaucoup : des influences de Pink
Floyd avec son "The Dark Side Of The Moon", une musique conspirationniste avec
la pyramide des Illuminati, un délire mystique avec une incarnation de la Vierge
Marie par Arielle Dombasle elle-même (le melon...)...
Quel
est le résultat à l'écoute ?
Pourquoi
ai-je pensé, musicalement honnête que je suis, à du Pink Floyd en regardant la
pochette, alors que mis à part un fond noir et une simple pyramide (même pas un
prisme qui filtre la lumière...) rien ne s'y réfère ? Pourquoi ne pas m'être dit
: oh! tiens une pochette de merde ! Mais, c'est un panier en osier derrière ou
bien ? En tout cas, pas de flamants roses à l'horizon (d'autant plus lorsque
l'on sait que "Pink Floyd" ne signifie pas "Flamants Roses"). Musicalement, on
se rapproche plus d'un remix d'Era par Era, avec la recette qui a fait le succès
du groupe d'Éric Lévi : des thèmes classiques revisités par un univers New Age,
une chorale pour donner dans le mysticisme, et un fond de guitare électrique et
de synthétiseur. Ici, Arielle Dombasle joue le rôle de la chorale.
Malheureusement, son charisme vocal étant proche du zéro absolu, il lui est
impossible de transmettre une émotion spirituelle à l'auditeur, à part peut-être
une gêne grandissante au fil des morceaux, face à une pochette scandaleusement
blasphématoire et mégalomaniaque. Totalement fade et mal interprété, ce disque
est la confirmation de la déchéance d'Era, qui perd au fil des albums son
intérêt et un hypothétique talent.



