Éric Antoine, je l'avais découvert, comme énormément d'autres personnes, dans "La France a un Incroyable Talent" sur M6 il y a quelques années déjà. J'en garde un souvenir flou, mais ce que je n'ai pas oublié, c'est ce personnage de magicien fou, naïf, déluré et d'une énergie débordante. Son premier spectacle ne déroge pas à cette excellente impression. Durant quatre-vingt dix minutes, l'humourillusionniste fait le show, mêlant avec malice folie, magie, illusion et interaction avec le public. Impressionnant de par sa taille, Éric Antoine l'est aussi par son charisme et la facilité qu'il a de transmettre sa joie aux autres. En regardant son spectacle, on se retrouve avec le sourire aux lèvres, les zygomatiques fatigués et le cœur léger. La magie a opéré.
Pimp My Ride (version FR)
Pour les ignares qui n'ont jamais baigné dans l'esprit MTV, "Pimp My Ride" est une émission télévisée qui met en scène le pimpage à l'américaine d'une tire pourrie qui, on ne sait par quel miracle, foule encore le bitume. Là, les pros passent à l'action et tune la caisse pour lui redorer son blason et lui filer une classe unique et internationale. Au programme : des accessoires de malade (écrans plats de toutes parts, console de jeux, distributeur de chewing-gum, fontaine, aquarium, rampe de skate -oui oui-, terrarium, projecteur, lecteur DVD... tout et n'importe quoi), des jantes démesurées, une nouvelle peinture stylisée, un intérieur tout neuf et custom (sièges, tableau de bord, plafond...). La R.E.E. d'un taudis touché par les petites mains des Midas du tuning.
Dans sa version française, le cahier des charges et la storyline de l'émission originelle sont respectés à la lettre : présentation de la caisse pourrie par son propriétaire, arrivée du "présentateur" qui sonne à la porte, le proprio ouvre, "OMFG j'suis trop surpris et heureux j'm'y attendais pas !", le présentateur embarque la tire et la ramène à l'atelier, les mécanos (à lire avec l'accent espagnol, c'est plus drôle) constatent l'étendue des "dégâts", puis se mettent au boulot en n'omettant pas de faire quelques farces à leurs collègues et à surjouer. Enfin, le propriétaire vient récupérer son bolide personnalisé avec en prime une explication détaillée des modifications faites. [Espérons juste qu'il ne soit pas trop ric-rac lorsqu'il faudra changer les pneus ou qu'un truc tombera en panne (j'écris ça, je n'écris rien...).] Ramzy s'en sort bien, car il n'essaie pas de faire du Xzibit (le "présentateur" US), mais du Ramzy. Alors ça passe... Par contre du côté des mécanos... #Oulala #Gênance
Notre collaboration s'est arrêté ici.
Call of Duty : Advanced Warfare
Cette année, COD m'a gâté. J'éviterai de m'attarder sur le mode multijoueur, qui a ses qualités et ses défauts, fluctuantes selon le profil du joueur. Pour ma part, le constat est mitigé, positivement. Les cartes sont beaucoup plus accessibles et sympathiques que sur le précédent volet, qui étaient, avouons-le, un tournante consentie. Aujourd'hui, les espaces sont mieux définis, plus structurés et moins vastes. Il y a masse d'obstacles, d'étages, de petites cachettes, mais aussi un angle d'ouverture à défendre (pour les petites campeuses!) suffisamment large pour décourager les tactiques statiques. L'organisation générale, ainsi que le nouveau système de jeu, favorisent le rush et le mouvement. Il en découle des parties plus dynamiques et fun, notamment grâce à l'arrivée des exosquelettes, du double saut et le tralala technologique qui en suit. Malheureusement, les lags sont encore trop présents, et la connexion est catastrophique parfois (pire que Ghosts!), sur PS3 de mon expérience. Évidam's, on découvre des bugs et glitchs, corrigés au fur et à mesure des mises à jour. (Au final je me suis attardé, un peu...)
La campagne solo sur ce COD AW, est de loin la meilleure. Du point de vue scénaristique, nous sommes sur un très bon film d'anticipation et d'action hollywoodien, alors forcément il y a de l'exagération, et une idéologie américaine.
Un ancien Marine d'élite, suite à une mission qui lui a coûté un bras (littéralement), va être recruté par une sorte de milice privée, la compagnie Atlas, dont le dessein honorable consiste à éliminer les plus grands criminels et terroristes de la planète, à sauver des personnalités importantes... Grâce à un budget ultra conséquent et à une technologie en avance sur son temps (nous sommes en 2050 dans un univers futuriste où les exosquelettes, les véhicules volants et les robots d'assaut de type Transformer/Power Ranger ne sont plus que des prototypes sur papier), Atlas fait fureur. Évidence de l'extrême, son dirigeant a un but plus grand et machiavélique : dominer le monde. Il détourne alors les compétences et ressources de son entreprise, et devient [Attention, point Godwin en vue] un nouvel Hitler, avec des armes biologiques ciblant certaines ethnies (les blacks en l'occurrence)...
Les graphismes sont clairement le point fort de ce nouvel opus de Calof. Avec ses cinématiques impressionnantes (d'un réalisme tel qu'il est possible de les confondre avec une scène de film d'action ou de guerre!), et une modélisation des personnages bluffante, l'ensemble est troublant de réalisme. Une véritable claque visuelle !
Face à ces qualités indéniables, il y a des quelques aberrations. Deux, en fait.
Tout d'abord, aucune phase d'entraînement. Nous sommes lancés directement dans une mission, sans la possibilité d'apprendre les touches, de découvrir le nouveau gameplay. D'autant plus frustrant que certaines combinaisons à effectuer ne sont données qu'à un ultime instant, sans évidence ou logique.
Mais le pire, et là c'est un coup de gueule énorme que je balance, c'est le système de sauvegarde/checkpoint qui est absolument foireux ! Ouais ouais, foireux ! Étant donné que je n'ai pas que ça à foutre que de passer douze heures d'affilée pour terminer d'une traite la campagne solo, relativement longue comparée aux volets précédents, j'ai dû à plusieurs reprises recommencer des missions (même si je les avais terminées, et commencé la mission suivante !), et me retaper des cinématiques impossibles à zapper ! C'était le prix à payer pour avoir pris trop de plaisir en jouant.
Comme (presque) toujours, la franchise Calof est un plaisir qu'on a du mal à bouder, malgré ses imperfections, et son désir trop pressant de plumer le porte-feuille des joueurs. Merci à Sledgehammer d'avoir lubrifié son bout pour que ça passe plus facilement.
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