Jack Reacher



TomTom Cruise(R) : Au cœur de votre voyage...
"Je que l'homme de la situation. Je que dossier bleu et vous sur une centaine de tableaux très clairs. Vous semaine prochaine et sans faute. Je tellement sur vous... Je clair Luc, ne pas?"
Tom Cruise est clairement l'homme de la situation. Il pourrait jouer dans n'importe quelle merde que j'en serai fan.

Astérix et Obélix au Service de Sa Majesté



De tous les acteurs, Edouard Baer est celui qui s’en sort le mieux. Fabrice Luchini ne semble pas avoir envie de travailler son jeu d’acteur pour son rôle de Jules César : il balance ses répliques sans envie, accompagnées d’un certain malaise.
Les accents anglais sont catastrophiques : palme d’or à Catherine Deneuve (la reine des Bretons), oscar à Guillaume Gallienne (Jolitorax), Golden Globe à Valérie Lemercier (Miss Macintosh)...
Pour Charlotte le Bon, ça passe grâce à son personnage à la sauce Katy Perry, fraîche et pimpante friandise, qui tartine de désir la foule masculine. En fait, c’est surtout parce qu’elle est « bonne » la petite Charlotte.
Des références anachroniques qui peuvent prêter un sourire (Macintosh, prendre un pigeon voyageur pour un téléphone, une séance sur canapé avec un psychiatre, un match de rugby, un groupe (les BB Brunes) jouant d’instruments électriques dans la rue...
« C’est la grippe ! La peur, c’est la grippe ! »
Quelques petites répliques par-ci par-là, suscitent un sourire, voire un pouffement pour les personnes bon public.
Pas mal de références au cinéma en général [Star Wars (Valérie Lemercier accoutrée en Princesse Léïa, Fabrice Luchini qui lance « Je suis ton père »), Les dents de la mer, ...], à d’autres volets d’Astérix (« C’est une bonne situation bourreau ? » lancé par Edouard Baer en référence à Mission Cléopâtre et son scribe), à la télévision (Chipper le voleur de charrette...).
Les décors sont estampillés Teletubbies, tandis qu’une colorimétrie grisâtre rappelle (et non rappe à la pelle) la Grande-Bretagne.
Une succession de saynètes sans rapport forcément évident (tout comme cette « critique »), pour meubler la pauvreté du scénario (tout comme cette « critique »). Des histoires d’amour, une histoire de fiancée, une histoire de convenances, une histoire de service, une histoire de tonneau, une histoire de duel, une histoire de peur, une histoire d’invasion, une histoire de H... une histoire de cinéma. En somme, ça nous coûte une somme de voir ou d’avoir vu ce film, ou d’espérer le voir. Que ce soit parce que l’on a acheté une place de cinéma, que l’on a payé un abonnement Internet pour le télécharger illégalement, ou légalement (ajoutez à cela le prix de la VOD, du DVD, du Bluray, des frais de livraison...), que l’on a pris la bagnole pour le voir chez un copain, que l’on a pris le temps de le voir plutôt que de travailler... Et au final, qu’est-ce qu’il rapporte ? La Gaule pour Charlotte, et c’est tout.

Beyond : Two Souls



"Beyond : Two Souls" est à la fois l’un des meilleurs jeux de Playstation 3, et l’une de ses plus mauvaises créations.

Commençons par les points négatifs...
- Malgré un budget de développement assez conséquent pour un jeu indépendant (vingt millions de dollars pour le studio français Quantic Dream!), il subsiste quelques bogues visuels (cracs graphiques, personnages figés...) assez rapidement corrigés par des mises à jour toutefois.
- Le gameplay est quasiment inexistant! Rares sont les moments où le joueur joue manette en main. L’ensemble comporte un gros paquet de cinématiques qui prennent le pas sur le gameplay. Et lors des trop rares permissions de jouer, les deux joysticks fument de leur utilisation excessive (lors du contrôle de l’entité surnaturelle Aiden). Les scènes de combat sont elles assez difficiles à prendre en main au départ, mais une fois le système de jeu compris et acquis, tout va comme sur des roulettes.
- Un choix narratif incompréhensible : l’histoire est divisée en une trentaine de chapitres mélangés dans un ordre peu réfléchi. D’autant plus bizarre que certains passages sont incohérents.
- Les décisions scénaristiques que l’on prend sont assez limitées, et le joueur reçoit rapidement l’impression que les développeurs ont dicté notre sélection, au point que l’on se demande s’il fallait vraiment nous demander notre avis!
- Un "jeu" d’une durée trop courte. Comptez une douzaine d’heures pour en venir au bout. Les plus accro pourront s’atteler à recommencer intégralement en modifiant leurs choix de scénario, pour y découvrir toutes les scènes subsidiaires ainsi que les vingt-trois fins annoncées par l’éditeur (au total il y a, je crois, cinquante-quatre heures de cinématiques...).

Du côté des arguments positifs :
- La possibilité de choisir l’évolution de son personnage (malgré une linéarité trop flagrante, et des choix biaisés). Quel plaisir de faire du mal à Jodie (interprétée par Ellen Page, qui n’a jamais été aussi bonne que dans des rôles de fille borderline, torturée, ou tarée. Il n’y a qu’à voir "An American Crime", "Hard Candy", "The Tracey Fragments" ou "Rebelle Adolescence"), de la mettre dans des situations dangereuses, et la faire souffrir per fas et nefas!
- Le jeu des acteurs est excellent, avec une Ellen Page transcendante comme à son habitude.
- La musique est très bonne (composée par Lorne Bafle et Hans Zimmer).
- Les graphismes sont sublimes, et le studio a assuré sur la captation des mouvements des acteurs.
- L’histoire est captivante : une relation particulière entre une fille, une entité surnaturelle, la CIA et un autre monde.
- Surtout, l’histoire est très empathique. On s’attache facilement au personnage principal, et de fait on s’implique émotionnellement dans l’âme de Jodie Holmes...


En conclusion, le jeu est un véritable bijou graphique qui exploite au maximum les capacités de la Playstation 3. Cependant il pêche par sa linéarité narrative, une durée de vie trop courte et un gameplay limité.

Call of Duty : Ghosts



Entre les producteurs de calof et moi, c'est d'abord un histoire de gros sous. Un jeu à environ soixante balles, quatre packs de cartes à télécharger contre une quinzaine d'euros chacun... Plus de cent galettes en somme ! Ne faisant point partie de l'élite financière, c'est un hobby pas toujours facile à assumer. 

Mais c'est surtout beaucoup d'heures (perdues?) à jouer comme une bourrique, à s'énerver contre une communauté qui, en plus d'être immature et meilleure que soi (se prendre une branlée par des onanistes de douze piges, d'une génération qui a zappé la période catalogue de lingerie au profit d'un fap compulsif sur pornhub, c'est peu glorieux...), oublie toute notion de fun, d'amusement, de jeu, au dessein d'une quête du ratio Éliminations/Mort le plus élevé possible. Pour y arriver, les méthodes les plus basses sont employées : camping sauvage avec un fusil sniper, une mitraillette ; cache-cache dans des endroits plus que trop sombres des cartes pour violer les adversaires d'une balle dans le dos (c'est signé...) ; exploiter les nombreux bogues du jeu (avec le pognon que se fout Activision dans les poches chaque année, il est légitime de se sentir sodomisé par ce manque de professionnalisme) ; tricher (un nombre incalculable de cheats, le plus fréquent étant de posséder tous les atouts)... Ces techniques de newbies sont d'autant plus frustrantes que les maps sont trop grandes (la plus menue de Ghosts doit correspondre à la plus étendue de Black Ops 2, à peu de choses près. De même, les développeurs ne sont pas foulés : pour leurs nouvelles cartes, ils ont simplement pris les bases de BO2 et MW3, changé les textures, mixé le tout, rajouté quelques immeubles et obstacles fétiches aux campeurs, et puis voilà comment faire des économies de ouf sur une série de jeu que brasse plus d'un milliard de bénéfice à chaque nouvelle sortie!) : au final, l'on se retrouve à sprinter pendant trente secondes pour arriver de l'autre côté, juste avant de se faire flinguer... Et on recommence indéfiniment... 

Des cartes plus grandes, pourquoi pas. Le joueur s'adaptera et adoptera des déplacements plus stratégiques. Mais, il faudra être d'une précision folle pour éviter les pas de porte et autres barricades qui bloqueront notre marche, sans même apparaître à l'écran. Nous remarquerons en tout cas des mouvements de personnages plus réalistes (adieu le plongeon splashique, bienvenu à la glissade sur un genou, ou alors l'inclinaison du soldat lorsqu'il est accolé à un obstacle adapté). Ajoutons à cela des graphismes généraux franchement datés, et une compatibilité 3D inexistante (là où BO2 pouvait tirer son épingle du jeu, même si elle n'était optimisée ni pour console ni pour PC... En fait, il nous mettait l'épingle dans l’œil, à défaut d'un autre endroit).

Aucune innovation majeure, des petites améliorations [mouvements des personnages, durée de vie plus restreinte (plus besoin de vider un chargeur pour tuer un bonhomme), la customisation des personnages (bien que complètement inutile puisqu'on lui fout une cagoule sur la tête...), des killstreaks plus raisonnables, un chien, des serveurs mi-hostés mi-dédiés...], mais aussi de la régression (le waf difficilement crevable, des serveurs pas du tout optimisés pour les petites connexions - avec son lot de problèmes, de retard, mais surtout l'impossibilité de lancer une partie en mode Extinction... -, de l'aliasing pour un jeu qui a coûté plus de 200 000 000 de dollars, un moteur graphique à jeter à la poubelle, pas de risques pris par les développeurs...). Quant à la campagne solo... Elle est tellement insignifiante et courte que je l'ai confondue avec une démo.

En somme, une belle merde pour vierges.

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...