Le dernier rempart (The Last Stand)



Une histoire convenue : un ancien policier d'élite de la brigade des STUPS de Los Angeles décide de changer de vie et devient le shérif d'une petite ville tranquille, jusqu'au jour où le parrain du plus gros cartel mexicain s'échappe lors de son transfert vers le couloir de la mort et entame un rodéo sauvage de huit cents kilomètres au travers des États-Unis jusqu'à la frontière mexicaine, en passant bien évidemment par la petite ville tranquille du policier d'élite. Alors qu'il a le FBI au cul, le méchant Gabriel Cortez (on ne l'avait pas vu venir le nom-là !) au volant de sa Corvette ZR1 Vette boostée à milles chevaux va, grâce à un plan machiavélique savamment orchestré depuis des lustres, déjoué tous les plans et traquenards des fédéraux, franchir tous les barrages infranchissables (deux voitures de police en travers de la route... la réponse des méchants : deux 4X4 remplis de mitrailleurs fous, et une sorte de chasse-neige géant pour voitures... Mais le plan a un accroc : El Patrocinar n'avait pas prévu la présence du shérif, alias Schwarzy ! Eh oui, Mr Olympia 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1980, n'a pas dit son dernier mot, et va réussir avec son équipe de bras cassés (des adjoints pas très farouches) à arrêter le fuyard.

Une mise en scène académique, avec des coups de feu un peu partout, des explosions et des carambolages pour justifier les 30 millions de dollars de budget.
Des répliques écrites dans l'optique de devenir cultes, et qui vont de fait être, avant même de sortir de la bouche des acteurs, des punchlines vaseuses et ringardes...
Un jeu d'acteur pas franchement transcendant, et un doublage en français pas à la hauteur de la mauvaise interprétation originale.
Une scène finale moins drôle et prenante qu'un combat entre deux gonzesses de la WWE...
Mais le film n'en est pas pour autant un mauvais divertissement. Au contraire, dès les premières lumières éteintes, le cerveau du spectateur se lobotomise pour cent sept minutes. Suffisant pour une sortie entre amis.

Call of Duty : Black Ops 2



Autant le dire d'emblée, les jeux de guerre ne sont plus ma came. Resté perché des nuits durant sur les meilleurs opus des sagas phares (Débarquement Allié pour Medal of Honor pour son mode solo de dingue, et l'opus 2 de Call of Duty pour son multijoueur...), je me suis laissé tenté récemment par le dernier arrivé de la branche barbare/hardcore/kévinou/devenu de la merde/vide à l'intérieur de COD.

Le mode solo de la franchise n'échappe pas à ses défauts : court, facile, chiant, bien foutu, mais sans aucun contenu et dépourvu de tout intérêt. Autant éviter de perdre trois à quatre heures à torcher la campagne solo, et passer directement à ce qui nous intéresse dans ce jeu : le multijoueur.

Au niveau des cartes, adieu les mythiques Beltot, Villers-Bocage et Carentan de CoD 2, partis les Stalingrad, Alger et Remagen de MoH Débarquement Allié... place à Hijacked, Plaza, Express ou Cargo. Des maps qui varient entre la désaffection, les ruines, le bateau de luxe, un porte-avion, un port, une jungle, une gare, une centrale nucléaire, une ville... Foison d'univers encerclés de joueurs avides de kills. Le problème avec ces jeux, c'est les gamers ! Les petits branleurs qu'ont pas de tafs, qui font l'école buissonnière... et qui passent leur vie en ligne. Les petits nouveaux (ouais, ouais, les noobs) devront alors faire face à des campeurs qu'ont déjà repéré toutes les cachettes et recoins obscurs des cartes, à des enfoirés invincibles qui te dégomment d'une balle dans la tête à deux kilomètres de distance avant même que tu puisses l'apercevoir (d'autant plus que ces mecs-là, avec leur prestige deux cent millions level un milliard, ont droit à des meilleures armes, des accessoires du tonnerre puisqu'ils ont tout débloqué ! Donc, aucun espoir de leur mettre une raclée... pucelles !), des joueurs qui se couchent en une fraction de seconde et font des bonds en hauteur (oui, ici on aime les pléonasmes !) de deux mètres tout en te jetant une grenade en pleine poire (ne pas jouer avec la nourriture, merci...), des laggers qui vont t'avoir avec leur connexion pourrie en mode Shunkan idō... Bref.


Il n'en demeure pas moins un énorme plaisir à divaguer sur les maps de Black Ops 2, à s'énerver face aux noobs qui jouent mieux que nous ou les campeurs qui nous snipent à chaque fois. Parce que calof, c'est avant un défouloir virtuel, un endroit défini par les bords de la télévision, où l'on peut rejeter toute la frustration que la société nous enfourne quotidiennement. Avec les différents modes de jeu (zombies, cailloux et bâtons, mêlée générale, capture du drapeau, démolition, domination, QG, etc.), il y a de quoi faire, mais l'on restera sur nos préférences (pour ma part les cailloux, une balle chargée et mêlée générale...). Il manque malgré tout une ambiance forte, qui apparaissait évidente dans les campagnes basées sur les deux guerres mondiales. Là, tout est devenu plat et sobre. Rien de bien transcendant à se mettre sous le gosier. 



Oui, Call of Duty n'a pas évolué depuis des années, a toujours un mode solo ultracourt et inintéressant, a encore et encore les mêmes modes de jeux (avec quelques ajouts pour faire croire que les studios ont bossé), incorpore deux ou trois fonctionnalités sympas par an pour qu'on ne se sente pas trop b(i)aisés en lâchant soixante balles juste pour une mise à jour des textures et des armes, avec en prime des DLC (contenus téléchargeables... des primes de fin d'année pour les concepteurs, en somme) pas franchement attirants... mais on n'en demande pas plus. Dégagez-nous la campagne solo plutôt que de la négliger, et améliorez le multijoueur et l'immersion du joueur dans l'univers Call of Duty, et l'on aura à nouveau, une référence du FPS. 

FIFA 13




La gamme des FIFA, historiquement la plus réaliste, comparée à la série des PES, eux typés arcade, offre comme chaque année un très bon jeu de football, avec ses bonnes améliorations, des défauts toujours présents, et des nouveaux bugs toujours aussi navrants.

Alors que PES s'est fortement amélioré au niveau de la modélisation des visages, des joueurs et du réalisme physique du ballon, la saga FIFA s'acharne à négliger ces points. Hormis quelques grosses stars du ballon rond, la majorité des footballeurs ne sont reconnaissables qu'à leur nom sur leurs maillots. La balle semble parfois plus en plastique qu'en cuir, et son aérodynamisme porté par des turboréacteurs implantés dans son enveloppe.

Les menus, les différents chargements entre les modes, pendant les matchs (un remplacement de joueur par exemple...) ne sont pas pressés par le temps. Parfois, il faudra attendre plus d'une dizaine de secondes pour passer d'un écran à un autre (même un simple retour à l'écran précédent apparaît comme un purgatoire).

Les commentaires en matchs sont toujours aussi fidèles à l'action. 4 à 0 pour l'équipe à domicile, Hervé Mathoux et Franck Sauzée lanceront : "5 à 0 !". Un joueur en pleine course se verra étiqueter : "Ah, il est au sol. Espérons que ce ne soit rien de grave." Bien d'autres incompréhensions accompagneront vos matchs.

Que dire des menus interactifs, toujours d'une beauté codée, qu'aucun cracker n'aura réussi à percer.

Concernant l'équilibre entre les équipes... Je veux bien qu'un Espagne - Vénézuela soit largement dominé par les ibériques, et qu'il faille un niveau sans faille pour l'emporter avec les Vénézueliens, mais qu'un PSG - LOSC tourne indubitablement à l'avantage de la capitale, ou alors que les joueurs du Barça courent trois fois plus vite que ceux de Manchester United, et deux fois plus vite que ceux de la Juventus, et quatre fois plus vite que ceux de l'OM, et cinq à six fois plus vite que ceux de Galatasaray... WTFF (What The Fuckin' Fuck, c'est quoi ce putain de bordel, nda). Zlatan Ibrahimovic zlatane les pelouses françaises, mais il n'est point aimé des développeurs de FIFA : le joueur carbure au diesel, rate quasiment l'entièreté de ses contrôles, ses passes sont téléphonées, son accélération est lourde, très lourde... mais ses tirs, lorsqu'il est possible de tirer, sont des missiles téléguidés.

La jouabilité, pour un néophyte des jeux de football, est inexistante. Les passes, les tirs, les contrôles... doivent être guidés au millimètre par le joystick de la manette.Et n'espérez pas jouer avec les flèches directionnelles, elles servent à la stratégie d'équipe. Bref, impossible de jouer correctement, même dans un match amical au niveau le plus bas, sans être passé au préalable par les jeux techniques (l'une des réussites de cette version, une drogue), l'arène d'entraînement et les didacticiels interactifs .Quant au niveau maximal de l'ordinateur, accrochez-vous pour ne pas vous prendre de raclées des semaines d'entraînement ne suffisant pas à en venir à bout. La faute peut-être, à un moteur trop intelligent, anticipant magnifiquement nos gestes, et analysant à une vitesse folle les possibilités et ouvertures sur le terrain.

Malgré tout, un plaisir immense s'empare du joueur lors de ses matchs, et la multiplicité des modes de jeux (carrière, défis, saisons, compétitions, en ligne...) permet de combler une branche de footeux la plus large possible. Quant aux contrôles manuels des trajectoires de tirs, passes et autres, bien que rebutants au départ, ils finiront par être assimilés naturellement par le joueur, accroissant ainsi le mérite personnel d'une victoire. Une agréable réussite.

Les Revenants



Une création "originale" de Canal +, copie cheap sans super pouvoirs et moins philanthropique que les "4400", elle-même inspirée fortement des 144000 de l'Apocalypse de Saint Jean et du film "Les Revenants" de 2004, lui-même inspiré de Romero ou Don Siegel, qui eux ont puisé dans le mythe populaire de la résurrection... et les Américains veulent en faire un remake ?

Par pitié, Ô peuple de l'esclavage, laissez-nous notre exception culturelle française. Nous voulons rester la seule nation développée au monde, à continuer de faire majoritairement (pour ne point dire totalement...) des séries de merde ! Que l'Amérique ne succombe pas à la tentation de cette daube grenouillère qui fait jouir les critiques, incapables de juger objectivement de la non-qualité de cette production. Les décors sont affreux (dans une production danoise, avec tout leur talent, cela serait devenu un atout pour la série, accompagnée d'un jeu d'acteur dément, d'un scénario béton et plombé, de musiques subtiles et d'une esthétique à couper le souffle...). La bande sonore (quasiment une unique musique en boucle) fait grésiller les haut-parleurs de nos tympans. Le jeu d'acteur est horripilant. L'histoire et la trame sont à pouffer de rire. Le tout est chiant et prévisible. Bravo aux créateurs de l'Héxagone.

Edit du 09 janvier 2013 : après avoir vu l'entièreté de la première saison, le constat est alourdi. Tous les codes et clichés du film d'horreur ou fantastique sont utilisés (les méchants zombies qui reviennent, les gentils humains qui pensent qu'ils sont inoffensifs mais en fait, bouh les méchants zombies/revenants/non-morts sont peut être méchants, l'impossibilité de quitter la ville, des pannes électriques, des pillages, un huis-clos, des questions sans réponses, des évènements surnaturels...)

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...