Under The Dome



Adapté d'un double roman du maître de l'horreur et du suspens Stephen King, "Under The Dome" narre l'histoire d'une petite ville, Chester's Mill qui se retrouve du jour au lendemain coupée du monde extérieur, emprisonné sous un gigantesque dôme transparent et infranchissable. Au bout de quelques jours seulement, les habitants vont commencer à perdre la raison, à se battre, à piller les magasins, à défier les forces de l'ordre (un shérif et ses trop rares adjoints)... Heureusement que Big Jim Rennie est là ! Mis à part ses pseudo vertus contre les maux d'estomac et le ballonnement, Big Jim (incarné par l'excellent Dean Norris, aka Hank Schrader dans Breaking Bad) parvient à manipuler ses compatriotes grâce à ses discours et son discernement. Avec l'aide plus ou moins biaisée du shérif, de Barbie (un ancien militaire reconverti en recouvreur de dettes), Julia Shumway  journaliste trop talentueuse pour une petite bourgade), et un couple de jeunes adolescents (Norrie et Joe), l'équipe de choc va tenter de découvrir ce qu'il se cache derrière ce mystérieux dôme et comment retrouver leur vie d'avant, malgré les événements.

Avec un excellent casting, qui va de la donzelle haut de gamme (Rachelle Lefevre, Brittany Robertson), à la baraque beau gosse (Mike Vogel), en passant par des gabarits plus communs (Junior, Joe...), sans oublier les vieux ou les noirs, cette ville comme les autres attire par son scénario bien ficelé, même si, télévision oblige, les raccourcis et ellipses sont utilisés trop souvent. Une bonne série à suivre, à condition qu'elle ne parte pas trop en sucette.

Red 2



Ça devient presque chiant les films d'action hollywoodiens où ils explosent de beaux bolides, des camions, des meurtres à gogo, sabotent tout et n'importe quoi, cassent des murs, braquent des coffres fort infrangibles... Où est passée la tendresse bordel !? Et si en plus de ça le film est trop long, qu'il a beaucoup de passage à vide où le spectateur s'ennuie, où va le monde ? Red 2 mélange tous les styles : action, comédie, burlesque, conspirationnisme (encore plus que dans le premier volet !), bro-movie, apocalypse, scientifique... Dans un brouhaha scénaristique pas possible. Déjà, outre les grosses ficelles qui pendouillent pendant deux heures, les incohérences foisonnent et le script abuse dans le too-much : un scientifique de génie enfermé pendant trente-deux ans dans une succursale des services secrets américains se révèle être un fou furieux qui ne rêve que de voir exploser la bombe nucléaire qu'il a créée au mercure rouge (escroc !) ;  un mec ultrabien caché qui va se trahir en achetant une bouteille de vin ultra rare sur un site internet ; la gonzesse du retraité Frank Moses se révèle être très douée pour manipuler les hommes (et parvient même, sans trop qu'on ne sache pourquoi ou comment, à geler une porte de coffre-fort avant de la casser à coups de marteau !) ; une ex-petite amie de Frank (le tombeur... Catherine Zeta-Jones tout de même) est en fait une espionne russe qui retournera sa veste au final pour lui filer un coup de main ; idem pour le meilleur tueur à gages au monde, qui termine limite au pieu avec sa cible ; de la mièvrerie et une mise sur piédestal d'un héros bien américain qui sauve le monde par sa bonté hors du commun et sa foi en celle des autres... On peut malgré tout passer un bon moment devant ce divertissement abusé, à condition de ne pas être trop exigeant cinématographiquement parlant. La bande-annonce m'avait plu (Catherine for ever !). Je ne regarderai plus de bande-annonce. Encore moins s'il y a un casting de choc comme ici : Bruce Willis, Mary-Louise Parker, Anthony Hopkins, John Malkovich, Helen Mirren, Catherine Zeta-Jones et David Thewlis.

Red



Il y a toujours une connasse pour tomber dans les bois quand elle est poursuivie par des méchants! Résultat, le film dure deux heures au lieu de quatre-vingts dix minutes. Une demi-heure peut-être superflue, présente pour quoi ? Rajouter deux ou trois petites scènes d'actions ; rentabiliser le cachet des acteurs principaux (Bruce Willis, John Malkovich, Helen Mirren, Morgan Freeman, Mary-Louise Parker) ; endormir le spectateur en douceur...

Un ancien agent de la CIA, Frank Moses, aujourd'hui à la retraite, passe son ennui de vieux loup solitaire en téléphonant à Sarah, responsable du service à la clientèle au bureau des pensions que touchent Frank. S'en suit une liaison amicale à distance... Jusqu'au jour où la demeure du pensionnaire est prise d'assaut par un commando chargé de le supprimer. Dans une forme olympique, il va se charger des mercenaires et va rejoindre Sarah afin de la protéger. Et c'est là que le film devient intéressant. Une fois passée la niaise ouverture où les deux tourtereaux se reniflent le cul à coup de téléphone interposé, on passe aux choses sérieuses : n'ayant aucune idée des anciennes activités de son compagnon presque virtuel, Sarah va les découvrir dans une drôle de situation. Frank la kidnappe, la ligote et la garde au chaud dans une chambre d'hôtel. Pendant ce temps-là, il part à la recherche de ses amis les plus fidèles : Joe, Marvin et Victoria. Mais c'est sans compter la traque, véritable chasse à l'homme lancée par la CIA à leur encontre ! Les Retraités Extrêmement dangereux auront fort à faire...


La mise en scène est signée Robert Schwenkte, qui a pondu l'excellent Tattoo et le très bon Flight Plan. Pas de doute alors sur la Deutsche Qualität. L'ensemble est bien rythmé et les scènes s'enchaînent sans réel ennui (si l'on exclut un dernier quart de film superflu). Pour montrer que le long-métrage est adapté d'un comic, Bobby place régulièrement des inserts colorés et cartoonesques. En somme, il nous réalise une comédie d'action bien foutue, respectant les codes hollywoodiens. Le casting cabotine pour faire sourire, tandis que le scénario viole les théories conspirationnistes et mégalomaniaques. C'est Américain, ça se mange sans faim. Attention tout de même aux excès, ça peut filer la courante.

Lady Gaga - Artpop



En soi, le nouveau disque de Lady Gaga est un plutôt réussi album d'électro hip-hop ultra commercial produit pour passer sur les radios les plus populaires de la planète, et diffusé toute la journée sur MTV ou D17. Il peut s'écouter d'une traite sans rendre son auditoire complètement barré. Et c'est bien en ceci que le bât blesse. Alors que dans la nouvelle saison de Glee (le Glee Club m'ayant pour la première fois fait préférer une reprise à l'original...), Stef est vendue comme une artiste avant-gardiste et provocante à souhait, elle s'est en réalité conformée aux exigences du mass market : elle désire vendre à tous ses Little Monsters (à traduire de préférence par "petits moutons"), toujours aussi nombreux, et toucher un panel de clients plus vaste. De fait, Artpop n'a pas les qualités que l'on pouvait espérer d'une chanteuse qui fût un temps prometteuse, un des rares espoirs musicaux écoutables en société. Un CD sans tube, sans hymne, qui aura du mal à marquer les esprits, à fortiori les oreilles. Cinquante-neuf minutes de sonorités tape-à-l'oreille. Même la pochette réalisée par Jeff Koons (un génie/pseudo artiste/gars qui a un problème avec les boules/négrier moderne qui fait travailler une centaine d'assistants sur ses œuvres pendant que lui, bah... wallouh/chacun ses goûts on s'en fout) peine à convaincre, mixant la "patte Koons" avec le pop art à la Warhol (d'où bien évidemment le nom de l'album, "Artpop". Oui, voir ceci relève de la virtuosité encéphalique). Un ensemble assez décevant.

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...