Jonas



Un épisode vu, pour le principe...
Rappel des faits : Jonas Brothers = groupe (musical?) de pucelles adolescentes de type mâle sponsorisées par la souris de Disney et les fabricants de bague de pureté.


Un des frères Jonas tombe sous le charme d'une gamine de son ly... école primaire et lui compose une chanson en deux minutes pour que la gamine tombe aussi sous son charmant corps imberbe. Mais le hic, because there is a hic, est que la gamine possède des capacités mentales imperceptibles. Le soir venu, elle joue (bah oui évidemment, cette godiche est une musicienne...) la chanson écrite par le petit Jonas (perdu loin de sa baleine) et la dédicace à... son petit copain ! Tout déçu, bébé Jonas se fait chambré avec des jets de peluches par ses polissons de frères. Et ce n'est pas fini ! La petite fille afghane découvre par magie que son chérounet actuel est un blaireau de première et met un terme à sa relation platonique... Quelques minutes plus tard, elle part à la rencontre du Jonas' foetus pour lui annoncer la nouvelle afin de terminer l'épisode par une magnifique interprétation en duo de la chanson sus-citée. énormément de suspens et de talent d'actorat dans cet épisode qui fût l'un des moments les plus pénibles de mon existence de post-adolescent.

Monsieur Popper et ses pingouins



Ce qu'il y a de plus surprenant avec le septième art, c'est sa faculté à redorer le blason de la tendresse et de l'innocence propres à l'enfance. Le monde des adultes n'a qu'à bien se tenir : Mark Waters est là (rien à voir avec Roger, donc ranger vos lignes de coke !). Il veille au grain et nous offre une petite fable fort sympathique et sans prétention...


Brillant et scrupuleux agent immobilier en plein coeur de Manhattan, Tommy Popper reçoit un bien étrange colis (dans son luxueux 300 mètres carré à Park Avenue...) de son défunt père : un adorablounet manchot gentoo ! Appréciant un chouilla trop sa vie de luxure (entrecoupée périodiquement par la garde de sa progéniture), il cherche à le renvoyer chez lui dans son glacial pays. Malheureusement, la délocalisation des centres d'appel va créer un petit quiproquo : au lieu de parvenir à faire réexpédier son NAC (Nouvel Animal de Compagnie, nda) en Antarctique, il va se faire parvenir cinq nouveaux manchots ! Loin de Vegas, ces petites bêtes n'ont guère d'intérêt pour lui. Il continue alors sa quête d'abandon de bestioles, mais faute à pas de chance, le jour où il en a vraiment la possibilité, c'est l'anniversaire de son jeune fils, qui considère les pingouins comme ses cadeaux (déjà, ça ne se fait pas d'offrir des animaux en cadeau... malpoli malpoli !). Le père de famille se voit alors contraint de garder en pension ces nouveaux pensionnaires attendrissants, au grand dam de sa petite vie tranquille. Bien lui en fût car [spoiler] les nouveaux compagnons de M. Popper vont lui permettre de redécouvrir l'essence de l'existence (enfin... une version de l'essence), à savoir le bonheur familial [/spoiler].


Aidé par une équipe d'acteurs convaincante (Jim Carrey, Carla Gugino, Madeline Carroll, Ophelia Lovibond...) et des images de synthèse surprenantes, Mark Waters enchaîne avec succès les gags et situations comiques, alternées parfois avec des séquences "le personnage principal est un abruti et je le tabasserai volontiers" et "oh! c'est mignon" (ça pue l’ascenseur émotionnel tout ça!). Il en ressort une comédie familiale bien relevée, même si le scénario a été tiré du pokédex de Sacha. Une belle surprise.

Hors Service

Ô mon Yahvé, suis-je fou ou ai-je perdu la raison ? Les deux sans doute, car il faut être timbré de nos jours (ou bien travailler aux P&T) pour oser, que dis-je... pour avoir les mégas-corones de la mort qui tue par le regard, d'aborder la critique d'un film où Dieudonné M'Bala M'Bala (qui n'était à l'époque que Dieudonné, ndlr) tient la vedette. Je sens déjà à travers ce merdique clavier les menaces de mort envers mes proches et moi-même, des lettres brûlantes me taxant d'antisémite parce que j'ai transgressé la morale en regardant un film dans lequel apparaît l'ennemi public numéro 0. Pauvre de moi. Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font...


Marchand, tueur à gages chevronné décide lorsque sa femme découvre son "métier" hors du commun de tirer un trait sur son passé de malfrat. Mais son chef d'équipe ne l'entend pas de cette oreille et va tenter le tout pour le tout afin de coffrer le petit Marchand dans un cercueil... Malgré une réalisation tout à fait banale (signée Jean-Paul Lilienfeld, qui déçoit un peu ici, lorsque l'on sait qu'il a tourné "Quatre garçons pleins d'avenir" et "La journée de la jupe"...) et une bande-son insupportable et répétitive, "Hors Service" bénéficie d'un casting sinusoïdalement à la hauteur pour le sauver du naufrage total.


Il y a tout d'abord Dieudonné, qui incarne Marchand, le personnage principal. En admirant sa prestation d'acteur dans "Hors Service", on parvient à faire abstraction de toutes les polémiques et tous les scandales qui ont pu et peuvent encore entourer son aura publique. On redécouvre au fil des scènes un acteur d'exception, qui mérite amplement qu'on lui redore son blason d'artiste (houlala, sans même publier ces éloges, je reçois des mails d'insultes et de menaces...). Face à lui, Lambert Wilson tente d'interpréter à l'américaine un chef de bande charismatique : il ne fait que tenter... François Berléand excelle dans la peau d'un cinquantenaire pathétique et paranoïaque, nous infligeant par-ci par-là des rires pulsionnels. Lorànt Deutsch nous attache (et nous empoisonne avec une flèche qui nous illusionne...) avec son personnage brillamment joué : une jeune recrue encore fada de son tamagochi et au difficile contrôle de ses émotions. Et pour finir, il y a l'insignifiant Stéphane Guérin-Tillié...


À travers une histoire bien écrite et pourtant si prévisible, Jean-Paul Lilienfeld nous offre une petite comédie sympathique idéale pour passer le temps lors d'un samedi après-midi où l'ennui tisse sa toile.

Free Zone

Amos Gitaï, figure de proue de la Nouvelle Vague israélienne, livre à nos yeux d'occidentaux incapables de comprendre véritablement les conflits géopolitiques du Proche-Orient, un film poignant porté par un trio d'actrices exceptionnelles.


Natalie Portman, Hanna Laslo, Hiam Abbass. Trois femmes, trois destins, trois cultures : le point fort du film... Rebecca, une juive américaine qui vient de rompre avec son fiancé, rencontre Hanna, une israélienne (accessoirement chauffeur de taxi) qui doit récupérer une belle somme d'argent (30 000 $) chez la troisième femme, Leila, une palestinienne quelque peu paumée.

Sous l'égide (ah... lol!) d'un contexte tendu comme un string où les attentats à la ficelle sont monnaie-courante, Amos Gitaï filme un plaidoyer pour la réconciliation des peuples et la résolution des problèmes de frontières (on sentait déjà un utopique frisson de quiétude dans son excellent "Terre Promise"). On regrettera quelques maladresses du réalisateur (des séquences entières de superposition d'images pour éviter de passer par l'incontournable flash-back : c'est cruel...) qui se morfond dans une rythmique visuelle très lourde et difficile, à l'image d'une région où la situation est la même depuis des lustres et des lustres. "Free Zone" est un long-métrage ardu pour le spectateur lambda, peu ou pas du tout habitué à la délicatesse d'une mise en scène pudique et optimiste où le non-dit possède plus de valeur que la parole. Un hymne pour la paix.

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...