Getaway



Un film d'action axé sur des courses poursuites qui, en plus d'être très peu crédibles, sont filmées à la manière d'un jeu de sport automobile daté, piochant également dans la vue cinéma de Grand Theft Auto. Beaucoup de scènes qui sentent le fond vert (à vue de nez, 85 % des scènes automobiles, sachant que tout le film est une scène automobile), des séquences de poursuite en vue subjective rappelant la qualité d'un Formula One 97 ou Gran Turismo 2, dans lesquelles les immersions dans le cockpit se contentaient de nous montrer le bitume, comme si l'on était une caméra sur la plaque d'immatriculation avant... Bref, au niveau de la réalisation il n'y aura pas d'éléments exceptionnels qui en font un grand film.

Ce qui fait son charme, c'est l'absurdité et l'incongruité du long-métrage : un ancien pilote de supercar (ou un truc du genre) subit le chantage téléphonique d'un de ses fans absolus, le seul d'ailleurs, qui a une entière confiance en ses talents de pilote automobile. Sa mission : conduire un bolide à travers une grande ville pour une quête quelque peu malintentionnée, afin de sauver sa femme retenue captive... Mais voilà, le bolide est en fait dérobé, et Brent Magma (oui, c'est bien son nom...) va se retrouver face à la volée. Par chance, c'est une gamine d'une vingtaine d'années. Par malchance, elle est plutôt casse-couille, et, malgré les menaces répétées de Brent, va s'efforcer de squatter le siège passager. Et là le charme opère pour moi : Selena Gomez ! En fanatique absolu, dès qu'il y a la bomba latina pedobear approved, Bibi se régale ! Mais pas au point de se farcir la version doublée en français, noooon ! Surtout pas, le blasphème ! Autant profiter un maximum des charmes vocaux de la délicieuse actrice américaine. Et ce n'est pas plus mal, car la VF est simplement horrible, alors qu'en VO, franchement, ça passe mieux au niveau des acteurs.

Soit. Imaginez une Ford Shelby GT 500 Supersnake, avec 856 dociles équidés sous le capot, qui se fait rattraper voire distancer par :
- Tous les véhicules de police [je sais bien que les shérifs américains ont d'excellents moteurs, mais pas à ce point! D'autant plus que nous sommes en Bulgarie (j'ai mis plus d'une heure à m'en rendre compte, tellement mon expérience du cinéma est hollywoodienne. Pour ma défense, les indices n'étaient pas de mon côté : Ford Shelby GT500 dans un parking à Sofia? Les ordinateurs sont en anglais, un état assez dilettant...)]
- Toutes les bagnoles des secondes mains d'un groupuscule mafieux dirigé par un inconnu au portefeuille bien trop rempli pour être honnête, n'importe laquelle des voitures le pourchassant...

Un comble pour un pilote avec l'une des voitures les plus puissantes au monde (dans la catégorie abordable pour les classes moyennes)! C'est à l'image du long-métrage : paradoxal. Car le film n'est pas mauvais. Il est excellemment nul, avec de bonnes choses (genre, quand ça s'arrête... ou quand t'as le producteur qui dit qu'il a honte et qu'il te fait un chèque en blanc pour essayer de se faire pardonner... et en plus il y a Selena Gomez, alors ça roule) merdiques.

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