Pour son troisième album, le groupe de Selena Gomez
Est revenu chez les
disquaires l'an passé, et ça fait plez.
Un disque de dance-pop milieu de
gamme aux textes bien plus aboutis
Que les deux précédents audiogrammes, pour
le plus grand bonheur de nos écoutilles.
Le premier morceau nous plonge dans un univers rythmé,
Bercé d'une trame
textuelle à la saveur pop et sucrée
La voix de Selena Gomez arborant un
prononcé reverb,
Narre la difficulté de chanter l'amour avec le verbe,
Les
plus beaux mots et déclarations ayant déjà été faites.
Alors, la belle pousse
s'exprime comme elle peut en voix de tête.
La musicalité entraînante de la
chanson "I love you like a love song"
Exacerbe le désir de jouer du sitar sur
une plage avec à ses pieds nus une paire de tongs.
À la manière de son clip
vidéo dégourdi, Selena aguiche les amoureux transits
Et place avec délice
dans nos encéphales le souvenir de nos plus belles nuits.
L'opus suivant montre la capacité d'un être humain à renaître de ses
cendres,
Et de redécouvrir le sentiment amoureux après une rupture plus ou
moins tendre.
Dans une ambiance années 80, la jeune femme nargue son ex
petit-ami,
Et savoure les qualités et la transcendance du nouvel homme qui
partage sa vie.
Le troisième morceau est un hymne à l'autoacceptation de soi.
Lorsqu'un
mauvais entourage vous dénigre et vous rabaisse à tout prix,
"Who Says",
composé par Priscilla Hamilton, déclame à qui veut l'écouter
Que les
railleries d'autrui ne valent guère la peine d'être appréhendées.
Qui dit que
je ne suis pas belle, que je ne suis pas une reine ou une diva ?
Je m'en
tamponne de ce que tu bêles : je suis juste superbement moi.
La quatrième piste met en avant le bonheur et les joies de
l'amitié
Chantée en duo avec Pixie Lott, les deux jupons s'amusent jusqu'au
bout de l'obscurité,
"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse"
d'être ensemble,
Faisant fit de tous les malheurs du monde et de la Terre qui
tremble.
Les deux voix fonctionnent harmonieusement,
Tandis que la
tonalité générale rend l'oratoire souriant.
Le cinquième titre est dans une optique purement dance,
Les paroles
poussant l'auditeur à une libératoire transe,
En oubliant soucis et petits
problèmes insignifiants
Sur une musique capable de gagner l'Eurovision.
Sur le morceau suivant, "Whiplash",
La jolie princesse mexicaine se
lâche
Sur une base écrite et composée par Britney Spears.
Selena Gomez
semble lyriser l'ivresse
De son désir et de ses tensions sexuelles,
Nous
dévoilant une facette cachée de la Belle.
Le septième élément de l'album rejoint dans sa philosophie de la fête et du bon temps entre amis
Le texte de la cinquième, suggérant lui
aussi à ses écoutants de savourer les plaisirs de la vie.
Dans une atmosphère flirtant avec les
turlurettes de Shakira,
Le refrain est absolument stimulant, tout comme la
phonation de Selena.
Bizarrement, la huitième piste de l'album sonne plus Katy Perry
Que celle écrite par cette dernière (la suivante), originaire de Californie.
Dans un style proche des compositions de Kelly
Clarkson,
Elle exprime les doutes d'une relation amoureuse sans que jamais le glas ne sonne :
Le choix cornélien d'un sentiment plus fort que
la raison,
Gommant chaque parcelle négative qu'une fille peut trouver chez un garçon.
Le dilemme amoureux est ici délicatement mis en
chanson,
Touchant bon nombre de tourtereaux à leur plus profond.
La
neuvième place du disque nous est donc originaire de Santa Barbara,
Et
inverse les dogmes misogynes imposés aux mecs et aux nanas.
À
présent, Monsieur doit faire le ménage et s'occuper des enfants
Tandis
que Madame rentre du boulot, et dort sur le canapé en ronflant.
Fais
mon dîner et rapporte-le-moi, dit-elle
Sur
un fond de teenage punk frêle.
Étonnant
tout de même que les femelles n'aient toujours point compris,
Que
ceux qui portent la culotte ne sont pas les hommes, mais bien les filles.
Alors
de cachemire, chocolats et diamants elles seront toujours couvertes,
Pendant
que leurs esclaves masculins casqueront pour leurs emplettes.
Antépénultième
morceau, "Outlaw" met en scène un Don Juan moderne
Butinant
sans amour les plus banales fleurs d'un champ bien terne.
Les
paroles analysent succinctement cette personnalité maussade,
Déjouant
ses difficultés à trouver l'amour au profit de cette mascarade.
Bien
tristes sont ces coureurs de jupons, chétifs porte à faux
D'un
style de vie inapte à les guérir de leur manque, de leurs maux.
Avant-dernier
tube, "Middle of nowhere" est une excellente composition électro/disco,
Rappelant
aux nostalgiques, le bonheur d'une époque révolue beaucoup trop tôt.
Manipulée
par son homme, la protagoniste finit par s'en libérer,
Et
parvient d'elle-même à refaire surface, encore qu'une partie de son existence
fût gâchée.
En
guise de clôture, le groupe offre une version espagnole de "Qui dit ?",
Ponctuant
ce succulent plat d'une ode à ses racines et à sa famille.
À l'image d'un disque voué à la toute-puissance
féminine,
L'écoutant restera un fervent amateur de ce délicieux album de
Selena Gomez & The Scene.