Thomas Poncet - To Makes Waves In Reality




Alors là, j'ai le kick pour cet album. Je pourrai en jaser toute la journée ou la noirceur. Dès que l'album starte, c'est au boutte ! Il faut que le monde découvre cette patente. Dix morceaux tous plus délectables les uns que les autres.
Écouter ce disque, c'est laisser son visage être minouché par des milliers de petits becs de Roulis et de Tangage. L'auditorium est emporté par la vague musicale, tabarnac, de la houle artistique !

On ressent beaucoup d'influences diverses, passant de Lana Del Rey à U2, Guns N' Roses, David Bowie et spécialement Nine Inch Nails... qui s'offrent le luxe d'être une parcelle de verve à ce fluide capotant. Malgré des pulsations de batterie métronomiques, l'ensemble de l'album sonne phonogénique. Un mixage réussi entre rock alternatif, ambient et métal industriel. L'oeuvre d'un magicien à l'oreille fine, qui renouvelle les codes musicaux des années quatre-vingt, pour en faire une mode contemporaine. Chapeau, melon, et bottes de cuir à ce motherfucking album de Thomas Poncet!

Sur la piste du Marsupilami



Presque impatient de regarder le dernier film d'Alain Chabat, je dépose le DVD de "Sur la route du Marsupilami" dans le lecteur. La comédie est lancée. Un quart d'heure passe, puis trente minutes, et ensuite quarante-cinq autres. Deux ou trois sourires de dépit se sont installés sur mon visage durant le long-métrage. Tout le reste fut une crevasse infrangible.

Selena Gomez & The Scene - When The Sun Goes Down



Pour son troisième album, le groupe de Selena Gomez
Est revenu chez les disquaires l'an passé, et ça fait plez.
Un disque de dance-pop milieu de gamme aux textes bien plus aboutis
Que les deux précédents audiogrammes, pour le plus grand bonheur de nos écoutilles.

Le premier morceau nous plonge dans un univers rythmé,
Bercé d'une trame textuelle à la saveur pop et sucrée
La voix de Selena Gomez arborant un prononcé reverb,
Narre la difficulté de chanter l'amour avec le verbe,
Les plus beaux mots et déclarations ayant déjà été faites.
Alors, la belle pousse s'exprime comme elle peut en voix de tête.
La musicalité entraînante de la chanson "I love you like a love song"
Exacerbe le désir de jouer du sitar sur une plage avec à ses pieds nus une paire de tongs.
À la manière de son clip vidéo dégourdi, Selena aguiche les amoureux transits
Et place avec délice dans nos encéphales le souvenir de nos plus belles nuits.

L'opus suivant montre la capacité d'un être humain à renaître de ses cendres,
Et de redécouvrir le sentiment amoureux après une rupture plus ou moins tendre.
Dans une ambiance années 80, la jeune femme nargue son ex petit-ami,
Et savoure les qualités et la transcendance du nouvel homme qui partage sa vie.

Le troisième morceau est un hymne à l'autoacceptation de soi.
Lorsqu'un mauvais entourage vous dénigre et vous rabaisse à tout prix,
"Who Says", composé par Priscilla Hamilton, déclame à qui veut l'écouter
Que les railleries d'autrui ne valent guère la peine d'être appréhendées.
Qui dit que je ne suis pas belle, que je ne suis pas une reine ou une diva ?
Je m'en tamponne de ce que tu bêles : je suis juste superbement moi.

La quatrième piste met en avant le bonheur et les joies de l'amitié
Chantée en duo avec Pixie Lott, les deux jupons s'amusent jusqu'au bout de l'obscurité,
"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse" d'être ensemble,
Faisant fit de tous les malheurs du monde et de la Terre qui tremble.
Les deux voix fonctionnent harmonieusement,
Tandis que la tonalité générale rend l'oratoire souriant.

Le cinquième titre est dans une optique purement dance,
Les paroles poussant l'auditeur à une libératoire transe,
En oubliant soucis et petits problèmes insignifiants
Sur une musique capable de gagner l'Eurovision.

Sur le morceau suivant, "Whiplash",
La jolie princesse mexicaine se lâche
Sur une base écrite et composée par Britney Spears.
Selena Gomez semble lyriser l'ivresse
De son désir et de ses tensions sexuelles,
Nous dévoilant une facette cachée de la Belle.

Le septième élément de l'album rejoint dans sa philosophie de la fête et du bon temps entre amis
Le texte de la cinquième, suggérant lui aussi à ses écoutants de savourer les plaisirs de la vie.
Dans une atmosphère flirtant avec les turlurettes de Shakira,
Le refrain est absolument stimulant, tout comme la phonation de Selena.

Bizarrement, la huitième piste de l'album sonne plus Katy Perry
Que celle écrite par cette dernière (la suivante), originaire de Californie.
Dans un style proche des compositions de Kelly Clarkson,
Elle exprime les doutes d'une relation amoureuse sans que jamais le glas ne sonne :
Le choix cornélien d'un sentiment plus fort que la raison,
Gommant chaque parcelle négative qu'une fille peut trouver chez un garçon.
Le dilemme amoureux est ici délicatement mis en chanson,
Touchant bon nombre de tourtereaux à leur plus profond.


La neuvième place du disque nous est donc originaire de Santa Barbara,
Et inverse les dogmes misogynes imposés aux mecs et aux nanas.
À présent, Monsieur doit faire le ménage et s'occuper des enfants
Tandis que Madame rentre du boulot, et dort sur le canapé en ronflant.
Fais mon dîner et rapporte-le-moi, dit-elle
Sur un fond de teenage punk frêle.
Étonnant tout de même que les femelles n'aient toujours point compris,
Que ceux qui portent la culotte ne sont pas les hommes, mais bien les filles.
Alors de cachemire, chocolats et diamants elles seront toujours couvertes,
Pendant que leurs esclaves masculins casqueront pour leurs emplettes.

Antépénultième morceau, "Outlaw" met en scène un Don Juan moderne
Butinant sans amour les plus banales fleurs d'un champ bien terne.
Les paroles analysent succinctement cette personnalité maussade,
Déjouant ses difficultés à trouver l'amour au profit de cette mascarade.
Bien tristes sont ces coureurs de jupons, chétifs porte à faux
D'un style de vie inapte à les guérir de leur manque, de leurs maux.


Avant-dernier tube, "Middle of nowhere" est une excellente composition électro/disco,
Rappelant aux nostalgiques, le bonheur d'une époque révolue beaucoup trop tôt.
Manipulée par son homme, la protagoniste finit par s'en libérer,
Et parvient d'elle-même à refaire surface, encore qu'une partie de son existence fût gâchée.

En guise de clôture, le groupe offre une version espagnole de "Qui dit ?",
Ponctuant ce succulent plat d'une ode à ses racines et à sa famille.
À l'image d'un disque voué à la toute-puissance féminine,
L'écoutant restera un fervent amateur de ce délicieux album de Selena Gomez & The Scene.

Nicki Minaj - Pink Friday



Un album pop/rap suffisamment insignifiant pour être agréable à écouter pendant la défécation quotidienne.

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Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...