Machete



Long, que c'est long ! Fraîchement rasé avant de regarder le film, j'en suis ressorti avec une barbe de trois centimètres !


Le réalisateur a une faculté incroyable : faire une merde internationale avec un putain de casting ! Jessica Alba, Dany Trejo, Robert "Tu me parles à moi?" De Niro, Cheech Marin, Lindsay Lohan, Michelle Rodriguez, Tom Savini, et Mister Direct-to-video Steven Seagal ! Du beau monde au balcon en perspective. Sauf que le balcon, c'est la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Et le beau monde a dû cracher des dialogues écrits par une fratrie de mégalomen largement surcotés dans le monde merveilleux des pucelles cinématographiques. Et les cénacles de non-initiés pseudo-geeks crieront au génie de cet artiste particulièrement pompant.


Entre une bande originale assourdissante et prévisible, des séquences absurdes à tout va, un scénar' tenant sur un post-it, une photographie soporifique avec toutes ses couleurs en trop et la fausse usure de la pellicule pour laisser transparaître un semblant d'hommage aux films de genre... Robert Rodriguez aura tiré son épingle du jeu en foutant à poil Mayra Leal (une sosie d'Eva Mendes), Lindsay Lohan et Jessica Alba dans le même film (si cela avait été dans la même scène, le long-métrage aurait bénéficié du point bonus "c'est si facile de faire se désaper des femmes lorsque l'on a des billets verts et une bonne réputation alors que l'on n'est qu'une petite pute parmi tant d'autres").


Rien de bien transcendant là-dedans, bien au contraire. Robert Rodriguez exploite sans relâche les clichés du cinéma bis (ter parfois !) pour nous laisser en plan avec une contrefaçon hard discount d'un Tarantino dans ses plus mauvaises années. Au final, il ne nous reste qu'un goût de sable dans la bouche, sable que nous a fait bouffé la brute Rodriguez.

Justin Bieber & Mariah Carey - All I Want For Christmas Is You




Non ! Ce n'est pas possible ? Il y a un truc, c'est sûr ! Comment le réalisateur a-t-il réussi à rendre à Mariah Carey ses lettres de sexiesse ? Est-il possible que l'on puisse dire une chose positive à propos de Justin Bieber une fois que l'on a passé le cap des... douze ans ? Apparemment oui ! C'est ce que l'on appelle : la magie de Noël !

Le petit canadien à la tête de con donne un coup de pouce à la carrière en berne de Mariah Carey (si ce n'est pas paradoxal...) en étant le featuring 2011 de la vieille chanson de la chanteuse : "All I Want For Christmas Is You" (parue initialement en 1994 sur l'album "Merry Christmas", nda). Scotch sur les genoux, col de veste hilarant (en gros : style de clown non-assumé, nda), boucle d'oreille pour se donner de l'allure (ça ne fonctionne pas...), Justin Bieber chantonne dans un magasin décoré pour les fêtes de fin d'année. Avec ses mimiques insupportables (sa façon so hot de fermer les yeux pour donner de l'intensité à son phrasé vocal !) et ses pas de danse stupides, le "chanteur" agace toujours autant. Mais comme il est divinement ridicule, Mariah Carey en devient brillante (avis purement masculin bien sûr, nda) : une femme à la fleur de l'âge, la quarantaine à peine effleurée, portant avec brio le costume sexy de la Mère Noël, aux couleurs du plus célèbres des sodas ! Et elle est bien aidée par une photographie guillerette, par des boules en pagaille, par des lumières à la pelle, par une ambiance festive et par une musique musicalement agréable (putain, c'est Noël ! Je sens déjà l'odeur des biscuits chauds !). Pas étonnant du coup que chaque année, elle nous ressorte une nouvelle version de son oeuvre (de même pour Wham! avec son "Last Christmas") : Noël est devenu l'archétype du commerce et du capitalisme. Nintendo signe au passage un merveilleux coup de pub, sachant pertinemment qu'en plaçant sa 3DS entre les mains de Justin Bieber, des centaines de milliers de fanatiques adolescentes harcèleront leurs géniteurs pour avoir la même ! Malins les publicistes !

J'ai toujours rêvé de me faire la Mère Noël. Maintenant, c'est tout ce que je veux pour Noël !

Harry Potter et les reliques de la Mort


Partie 1


Sur un fond de neige et en attendant Godot pour les fêtes de Noël, David Yates, pourfendeur d'une bonne saga littéraire, nous réalise une première partie des "Reliques de la Mort" absolument affreuse ! Après avoir massacré les volets 5 et 6 de HP (et massacré au passage la séquence où Dumbledore est tué...), il s'attaque au dernier tome (soupçon de suicide visuel...).


Allez, hop ! Un film de merde qui va faire six millions d'entrées en France et rapportera près d'un milliard de dollars à travers le monde lors de son exploitation en salles ! Et si l'on compte tous les produits dérivés, tous les DVD et tout le commerce qui englobe la saga la plus rentable de tous les temps, on pourrait facilement régler les dettes de tous les pays de la planète (enfin non pas vraiment, mais au moins on peut s'imaginer que ça représente un énorme paquet de camions blindés de pognon !).


Pour dire à quel point le long-métrage est mauvais : une scène était à peu près sympathique (celle où Hermione Granger raconte l'histoire des reliques de la Mort, nda) ; la fin est un plagiat évident de l'affiche de "Tron" ; Voldemort (Vol-au-vent pour les puristes, nda) ressemble toujours à un poisson sans branchies ; plus les années passent, plus les acteurs font preuve de non-talent... Et tout ça pendant deux heures !

Partie 2


Quel gâchis ! De la pisse cinématographique. Plutôt que d'acheter le DVD de la dernière partie du dernier volet d'Harry Potter, le sorcier à la cicatrice sur le front, prenez un flacon vide, pissez dedans et balancez le tout sur votre écran plat dernière génération...


Séance nostalgie dans les souvenirs de Severus Rogue ; séquence au paradis magique, avec un Dumbledore plus Dieu que nature ; Tom Fishhead Jedusor a la baguette de Sur(imi)eau ; des coups de foudre un petit peu partout ; des effets (S)pyrotechniques (dont un fumeux duel d'artifices colorés entre Harry et Voldemort, mais aussi un plagiat/hommage/"je ne sais pas quoi faire comme scène" au "300" de Snyder...) ; une scène finale d'un pitoyable affligeant (19 ans plus tard, Albus Severus Potter : la suite d'Harry !) et à la crédibilité inexistante (en trente années, les lunettes ovales d'HP sont toujours à la mode ? mon oeil oui !)... Les mauvaises séquences s'enchaînent sans relâche dans la der des der, le point final de la saga cinématographique Harry Potter.


Une seule chose réconforte : il ne pourra pas y avoir pire, c'est fini !

Megaupload - Mega Song

Alors qu'en France nous avons le paradoxe Hadopi (censée faire peur aux méchants pirates qui pillent les coffres-fort des gentilles maisons de disques et autres industries culturelles, mais qui ne fait qu'encourager - et favorise - le téléchargement illégal...), aux Etats-Unis il y a le paradoxe Megaupload. Une véritable machine de guerre, distributeur à fric très pérenne, proposant à ses utilisateurs d'héberger (de télécharger, de partager, de stocker...) des fichiers de tous types (vidéos, photos, musiques...) sur ses serveurs. Décrié par les majors, considéré comme un Suppôt de Satan (le méchant Dieu des pirates - des Caraïbes), Megaupload s'offre avec arrogance et luxe une publicité d'enfer à coup de billets verts : des stars américaines (que dis-je : des artistes ! Kim Kardashian, Puff Daddy, Will.I.Am, Alicia Keys, Snoop Dogg, Kanye West, Serena Williams, Jamie Foxx, Russel Simons, Brett Rattner, Estelle, Chris Brown, The Game, Mary J. Blidge...) vantant les mérites de l'hébergeur sur une musique affreusement non-écoutable (un mix entre la bande-son premier album des Black Eyed Peas et les chansons dance d'Eric Pridz...).


M-E-G-A, upload to me today ! Difficile de croire que ces artistes (pour la plupart affiliés à des majors militant contre le téléchargement illégal, et a fortiori Megaupload...) s'amusent à envoyer des fichiers à leurs potos via Megaupload, alors que les boîtes mail peuvent le faire très efficacement. Difficile d'imaginer Serena Williams en train d'uploader les statistiques de son dernier match de tennis sur Megaupload pour les envoyer à son entraîneur. Pas évident de penser que Kim Kardashian sait se servir d'un ordinateur. De même pour Snoop Dogg...

La publicité pour Megaupload en France est offerte par le contribuable (Hadopi Powaaa !), aux States la plateforme d'hébergement s'en charge toute seule comme une grande, à grands coups de stars (ça nous change d'Emma Leprince...). Bravo pour cette merde de quatre minutes et douze secondes, qui fera le tour du monde beaucoup plus rapidement que Jules Verne dans son ballon.

L'emballage qui tue



Comment les grandes marques avec leurs produits bien jolis et tous propres nous empoisonnent petit à petit avec une multitude de produits toxiques présents dans leurs emballages ? Arte nous donne quelques réponses avec son reportage "L'emballage qui tue" (titre sympathique, qui laisse penser qu'on va regarder une série B horrifique où un méchant sachet plastique étouffe les enfants d'une crèche en Belgique...) : les phtalates, le bisphénol A...


Les biberons, le riz en sachet, les boîtes de conserve, les cartons recyclés et les cartons non-recyclés, plastifiants... En gros, tout ce qu'on achète au supermarché nous tue à petit feu ? Bah c'est super cool ça : déjà que le pouvoir d'achat est constamment en baisse, et que les produits sont de plus en plus dégueulasses, si en plus ça nous déglingue, c'est la foire à la saucisse non ? Je ne supporte plus ces documentaires à la chaîne qui joue sur la peur de l'être humain. On nous rabâche sans cesse qui ça n'est pas bon pour la santé, que ceci est toxique pour les bébés et les femmes enceintes et que en plus ça rend stériles les hommes. Tous les jours un nouveau reportage sur les risques que l'on prend en mangeant chez MacDo, Quick, Flunch, KFC ! Que faut-il faire ? Se la jouer éthiopien et faire une éternelle grève de la faim ? Les Africains mangent que dalle, et pourtant ils crèvent avant nous. Pourquoi se priver dans ce cas ? Vive les gros, vive la malbouffe, et vive les emballages tape-à-l'oeil !

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...