Weeds !



Weeds...
Agrestic, une petite banlieue tranquille. Nancy Botwin vient de perdre son mari décédé d'une crise cardiaque. Dorénavant, elle doit élever seule ses deux enfants, Shane et Silas. Pour conserver son train de vie confortable, elle décide de devenir dealeuse de cannabis.
Alors...


Avec Weeds, la culture et l'exploitation du chanvre est tellement passionnante qu'aujourd'hui je comprends les jeunes qui dealent et se font des masses de fric sur le bon dos du hors-la-loi.



Trêve de plaisanterie...

Oui la série est sympa. Oui la musique du générique change à (presque) chaque épisode. Oui la mère de famille est pas mal canon (cependant, je reste focalisé sur le grain de beauté situé sur son bras droit...). Oui les ados en chaleur seront contents de voir des tétons pointer lorsque pour pallier des audiences en berne. Oui le scénario part en sucette. Oui les personnages deviennent (au choix) des cons, des tarés, des drogués, ou des sauteuses. Oui le jeu des acteurs est pas mauvais (mention très bien à Mary-Louise Parker qui montre avec un brio inconcevable le bout de ses seins, Alexander Gould le gamin psycho, et Kevin Nealon le comptable rêvé...). Oui on peut prendre plaisir à regarder Weeds !

Mais ce n'est pas sans faire de concessions. Pour bien apprécier la série, il faut zapper les saisons deux, trois et quatre. Il faut aussi se mettre dans la peau d'un enfulte (entre douze et seize ans), ou bien déconnecter ses neurones. De même, il ne faut pas rêver : la voie de la drogue est un chemin parsemé d'embûches (législatives et morales notamment), et ce n'est pas aisé comme à la télé (croyez-en l'expérience d'un homme qui n'en a pas !).
Sinon, impossible de se farcir ce cake au goût douteux.

Iron Man 2


Iron Man est comme tous les personnages de Stan Lee (Spiderman, Hulk, Docteur Strange, les X-Men) un type torturé. Il a de l'argent à foison, des super-pouvoirs grâce aux nouvelles technologies qu'il crée lui-même. Mais ce qu'il a par-dessus tout, c'est des méchants ennemis qui ne sont pas content qu'Iron Man ait bien réussi dans la vie, alors ils vont tout mettre en œuvre pour lui mettre des bâtons dans les roues et prendre sa place à la tête de l'Empire mondial !

Pauvre Tony Stark, richissime milliardaire avec ses multiples problèmes...
Sérieusement, je le plains. Plutôt beau gosse, sûr de lui, des liasses de billets plein les poches, une armure increvable... La vie doit vraiment être difficile !


Enfin passons...
Iron Man 2, c'est une énorme bouchée de grand spectacle (à 150 000 000 $ de budget, c'est normal), des explosions à la pelle, de l'amatol en barre, une bouteille de nitroglycérine jetée à l'écran...
Mais le problème est que derrière tout cela, il n'y a guère grand chose.
Allez, on met une fille sexy à l'écran pour les ados (Scarlett Johansson), des bagnoles qui pètent, de l'action un peu partout, une once de scénario (une vendetta...), des acteurs plutôt bons (Robert Downey Jr., Sam Rockwell, Don Cheadle, Samuel L. Jackson, et l'excellent Mickey Rourke), on emballe le tout et on le refourgue aux cinémas, aux magasins de grande distrib' pour que le film atterrisse bien dans nos salons.
Poudre aux yeux mec ! Poudre aux yeux !
Et ça, c'est la magie du cinéma. Un art populaire de spectacle. Avec rien, on te fait tout !


Iron Man 2 est un vrai navet au fond, mais l'action (bam boum bam) est là, alors on ne va pas creuser plus profond. On n'a pas besoin d'aller chercher des réponses là où il n'y en a pas ! Le spectateur apprécie le show à l'américaine, éteint la télé et dort. Rien de plus, rien de moins. On gardera le souvenir (avec de la chance) d'un film quelconque aux effets spéciaux réussis.


Harriet the Spy : Blog Wars


Pré-teen movie !
"Harriet the Spy : Blog Wars", c'est une lutte entre deux gamines de collège, pour déterminer qui sera la blogueuse officielle de la classe !
Paf, le film est lancé. Le spectateur lambda va se retrouver face à un gâchis cinématographique sans pareil !

Déjà il y a les acteurs horripilants, avec des gimmicks pitoyables et niais.
Ensuite il y a les décors complètement superficiels et irréalistes.
Viennent les situations kitschounettes et ringardes.
Arrivent les personnages clichés (mention spéciale à la représentation du producteur de cinéma...).
Et que j'te mette deux trois mouvements de caméra par-ci, par-là  pour laisser penser que l'équipe (réal' et tout le tralala) a travaillé sur le film.
Et que je tartine de pus mon pain de sébum.
Et qu'en pâtissent les spectateurs.

Quelle intensité ! Une expression digne des plus grands monuments du cinéma !

Le vrai problème avec ce film est le pourquoi du comment.
Pourquoi un spectateur averti comme moi-même a-t-il regardé ce film ?
Comment en suis-je arrivé là ?
Qu'est-ce qui a pu arrivé dans ma vie pour qu'à un instant T je décide d'un commun accord avec moi-même de regarder ça ?
Entre une certaine désinvolture cinématographique, ainsi qu'une curiosité exacerbée, j'en suis réduit à visionner une production Disney Channel, estampillée "comédie familiale", tendance pré teen-movie (ou post baby-movie).

Je me lamente de ce manque de discernement. Je m'auto-flagelle pour mon absence temporaire de vigilance artistique.
Père, pardonne-moi car j'ai pêché.

Chuck



Chuck, l'espion en converse...
Les geeks ont le vent en poupe depuis quelques temps. Entre Glee qui fait un carton, The Big Bang Theory qui déchaine la jeunesse, Greek, Nerdz, The It Crowd, feu Testees... une série était passée entre les mailles de mon filet : Chuck.


Une découverte toute fraîche - pas plus d'un mois.

Chuck, l'espion en Converse

Chuck Bartowski, c'est avant tout un geek. Vendeur et réparateur dans une chaîne de magasins, le Buy More, il va devenir petit à petit espion malgré lui. Pourquoi ? Parce qu'il est l'intersecret ! Dans sa tête sont terrés des milliers d'informations confidentielles, que le gouvernement américain aimerait bien exploiter. Alors, la gentille CIA place avec Chuck deux agents, pour le protéger (enfin, l'intersecret...) et l'utiliser à un dessein honorable. C'est alors que va commencer pour le protagoniste une double vie, entre sa couverture d'employé au Buy More, et son "travail" d'espion.

Morgan Grimes...

Mais Chuck, c'est également un personnage très bien travaillé, hyper sympa et compréhensif, attachant à souhait (et qui accessoirement fait fureur auprès des minettes), et : il porte des Converse ! Ces chaussures affreuses et importables offrent dans Chuck une vitrine de choix pour la marque à virgule (qui a racheté la griffe il y a quelques années, 2003 pour être plus pointilleux...). Personnellement, même si Chuck a un certain standing geek avec ses pompes, je reste sur les Converse de Dennis Rodman...



Bref, pour en revenir à la série.


Aux côtés de Chuck, la CIA a placé Sarah et Casey.
Casey, un personnage froid, très impliqué dans sa mission d'espion, excellent dans son travail et loyal. Au départ insensible, les scénaristes vont approfondir son caractère et lui donner un côté plus humain et chaleureux. Une évolution qui fait plaisir à voir au fil des épisodes.
Sarah, l'espionne au passé douteux. Toujours droite dans son travail, le scénario nous laisse filtrer de temps à autre un petit penchant salope (elle s'est tapée à peu près tous ses partenaires, entre Bryce, Shaw, et ceux qu'on ne connaît pas encore...). Mais bon, comme tous les garçons rêvent de rencontrer une bombe pareille, on a tendance à lui pardonner facilement ses faiblesses.

Ce n'est pas fini ! Oui, parce que Chuck a une sœur méga canon : Ellie (jouée par Sarah Lancaster). Une fille physiquement intelligente, avec son amoureux Devon Woodcomb, un type trop top (chose qui dans la réalité est peu plausible, ndlr).
Et le meilleur ami de Chuck, Morgan, accroc aux jeux vidéos et à Ellie, dont il est éperdument amoureux.

Ah Ellie... Quel veinard ce mur...

Et n'oublions pas les guest stars, présentes à la pelle : Rachel Bilson, Kristin Kreuk, Stone Cold Steve Austin, Dave Batista, Mini Anden, Nicole Richie, Melinda Clarke, Gary Cole, Stacy Keibler, Robert Englund, Christopher Lloyd (Doc dans Retour vers le futur, ndlr), Swoozie Kurtz...
Et n'oublions pas la musique tout simplement excellente, avec un petit côté Philip Glass très attirant.
Et n'oublions pas la recette Friends qui fait encore fureur dans les séries télé, avec une histoire d'amour trop évidente.
Et n'oublions pas le rôle récurrent de Scott Batuka (Oh bravo !).
Et n'oublions surtout pas les performances du groupe Jeffster, carrément inoubliables !

John Casey

Terminons sur les résultats d'un sondage qu'avait réalisé le site web zap2it, concernant les meilleurs personnages de la décennie (des années 2000).

Meilleur surhumain : Chuck Bartowski, joué par Zachary Levi. (Sarah Walker nominée)
Meilleur espion / agent secret  : Sarah Walker, interprétée par Yvonne Strahovski.
Meilleure sœur : Ellie Bartowski, incarnée par Sarah Lancaster.
Et une nomination dans la catégorie "Meilleur couple" pour Chuck et Sarah (la victoire revenant à Jim et Pam de The Office... un très bon choix !).
Retrouvez l'article original ici : zap2it.
Oui, vous me direz que les récompenses ne font pas forcément la qualité d'une série télé, encore moins s'il s'agit des résultats du sondage d'un site internet ! Je ne répondrai pas.
Chuck, on adhère, ou pas.
J'ai adhéré.

Avez-vous déjà vu une serveuse comme ça, sérieusement ?

Info de dernière ligne pour les fans de Chuck, sous forme de classement : les meilleurs sites consacrés à la série.
1 : IncredibleChuck, le moins bien foutu, mais aussi le plus complet
2 : Chuck-France, le plus beau et certainement le plus fréquenté
3 : Chuck sur Hypnoweb, pas très agréable (kit graphique + bannière) mais des news bien fournies.
4 : Chucksecret, parce que ce fût intriguant durant quelques minutes.
5 : Chuckmeout (en anglais), site très sympa, mais manque cruel de mises à jour
6 : Chuck Official Website, sur NBC. Pour le principe...

MacGruber

C'est l'heure d'aller casser des couilles !

MacGruber laisse exprimer son penchant pyromane lorsqu'on le "fait chier"

Là où MacGyver ouvrait des coffres avec des verres en cristal, là où il fabriquait des explosifs avec de l'alcool de riz, là où il explosait un mur avec une bouteille d'eau... MacGruber fait... rire !
MacGruber, c'est la parodie du célèbre aventurier Angus, à la sauce Saturday Night Live. Autant dire que les amateurs d'humour lourd, gras, (subtil parfois) seront ravis ! SNL, c'est Superstar, Coneheads, The Blues Brothers, et surtout Wayne's World ! Le spectateur ne sera donc pas surpris s'il y a des répliques à la con, des running gags et des scènes cultes.


Quelques exemples de réplique à la con, façon MacGruber :

- Il est intouchable. 
- Oh je le toucherais mon cher. Je le toucherais où j'en ai envie.
 

MacGruber joue du saxophone dans son générique...


- Dis donc la dernière fois qu'on s'est vus, est-ce que je t'ai bien précisé que je te trouve terriblement laid?
- Non, du tout.
- Eh bien je te trouve affreux !
- Je crois que tu te regardes dans un miroir.
- Je vais te casser la gueule !

Mieux vaut ne pas figurer sur cette liste...
- MacGruber ! J'ai eu tellement peur pour toi !
- Et moi j'ai vraiment eu peur pour toi Vicky.
- Oui ?!
- Oui. J'ai seulement deux vestes beiges, alors si une balle l'avait percée j'aurais vraiment eu de la peine. Elles coûtent pas hyper cher mais elles sont difficiles à trouver.


Autant les sketches SNL de MacGruber ne m'ont pas franchement fait rire (loin de là), autant le film m'a fortement titillé les zygomatiques, me poussant à beugler comme un enfulte !
J'ai ri devant la facilité des gags. J'ai ri devant les références à Hot Shots!. J'ai ri pour la parodie de MacGyver. J'ai ri pour la présence des catcheurs Kane, The Great Khali, MVP, Big Show, Chris Jericho et Mark Henry. J'ai ri pour le jeu d'acteur au second degré du début à la fin (à contrario d'un Hot Shots! ou Wayne's World). J'ai ri pour les blagues à deux sous. J'ai ri comme un gamin devant Vil Coyote parce que je suis bon public. J'ai ri lorsque MacGruber était au volant de sa Mazda Mx-5 Miata. J'ai ri un point c'est tout.

MacGruber et son équipe de tueurs de tueurs de tueurs...
Alors, qu'on aime ou pas, MacGruber reste une bonne mauvaise comédie ringarde qui peut permettre de passer une soirée sympathique entre amis (avoir des amis étant la condition sine qua non). Et, argument ultime : Val Kilmer ! Un des cadors du septième art fait honneur à ce... film. Que le cinéma soit avec nous.

Ça, Il est revenu !


Le Roi est mort, vive le Roi !

Ça, la créature maléfique qui fait qu'aujourd'hui bon nombre de mioches ont peur des clowns ! Stephen King, ce taré inestimable qui nous a pondu des œuvres majestueuses (Carrie, La Caisse, Shining, Cujo, Christine, Charlie, Simetierre, Brume, Salem, ou encore la masterpiece Ça !), qui toutes ont terrifié au moins une fois un gamin voyant une adaptation au cinéma ou à la télévision. Il ne faut pas s'étonner après que les jeunes sont timbrés. King avec sa plume magique nous torture sur tout : les voitures, les maisons, les gens ordinaires, les clowns, le brouillard... Chaque élément de la vie quotidienne devient par sa faute un objet de peur ! Alors, c'est vous dire que l'adaptation de sa pièce maîtresse, Ça, n'a pas fait que des heureux.
Oui, en ce jour, c'est le petit enfant traumatisé par Ça qui vous écrit. Ce petit homme qui regardait en cachette des films d'horreur durant ses jeunes années. Cet être fragile qui ne pouvait pas aller au cirque parce qu'il avait eu le malheur de voir un jour à la télévision Ça. Pourtant, avec le recul, vingt ans plus tard, on se dit qu'en fait Ça n'est pas aussi effrayant qu'on le pensait, avec son maquillage outrancier et sa tête d'ampoule. Il n'empêche que le trauma reste présent.

Le film (téléfilm plutôt) en soi est tout à fait classique. Il retransmet bien l'univers glauque et frénétiquement malsain du romancier américain. Le traitement des différentes intrigues croisées est prévisible, avec un montage parallèle, qui met en liaison les souvenirs d'enfance des protagonistes avec leurs vies actuelles. Rien de bien transcendant. Le film reste toutefois bien rythmé, et malgré ses trois heures (découpées en deux parties à peu près égales), le temps passe comme une lettre à la Poste. On notera la pauvreté de moyens, qui se remarque dans les monstres en carton-pâte, les décors pittoresques et l'hémoglobine qui sort d'un lavabo...


Dommage que le jeu d'acteur sonne beaucoup trop série Z. Pour l'occasion, j'ai décidé de créer une palme spéciale intitulée "Prix de l'actrice qui devrait se demander pourquoi elle est actrice alors qu'ils recrutent à Monoprix". Les nommées sont : Annette O'Toole. Le vainqueur est... Annette O'Toole pour sa prestation dans Ça, il est revenu.

L'un des plus mauvais baisers du cinéma

Dennis Christopher mérite lui aussi une récompense, pour son monologue incroyablement habité (lorsqu'il avoue n'avoir jamais eu de relations sexuelles, ndlr). Je lui donne le "Prix de la scène qu'on aurait aimé ne jamais avoir tourné parce qu'elle va nous suivre toute la vie et plus si affinité".

Séquence émotion : un câlin général. Free Hugs !

Pour conclure, disons que Ça est un très bon téléfilm (malgré sa distribution calamiteuse et ses effets spéciaux en papier-bulle). On retrouve ici le livre le plus élaboré et convaincant de Stephen King, transposé fidèlement à l'écran par Tommy Lee Wallace.

Maman les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?

After Life

 
 
Que dire d'After Life... ?

Le sujet de base n'est certes pas très original, mais il reste tout de même alléchant : une jeune fille revient d'entre les morts et entame lentement le cheminement d'acceptation de la mort. Le scénario incohérent et mal ficelé la plupart du temps, réservera malgré tout quelques bonnes surprises au spectateur non assidu de cinéma. Dommage qu'au final le film perde tout intérêt de par son incompréhensibilité générale. Une fois le long-métrage vu, on se demande ce qu'il se passe, ce qu'il signifie réellement. Peut-être était-ce la volonté de la réalisatrice (dont After Life est le premier film) ? Dans ce cas, son œuvre est réussie. Sinon, c'est un échec clinquant !


Le casting est plutôt pas mal pour la première prise de commande d'Agnieszka Vosloo : Christina Ricci, Liam Neeson et Justin Long tenant les rôles principaux.


La jeune Ricci, propulsée sur le devant de la scène grâce à son personnage de Mercredi dans la saga de la famille Addams, a bien changé depuis. Si l'on met de côté ses quelques bonnes prestations (Casper, Monster, Sexe et autres complications, Sleepy Hollow), de ce film nous ne retiendrons rien, mis à part peut-être quelques scènes où elle dévoile fièrement ses tétons durcis, dignes sommets de sa poitrine galbée, ainsi que ses fesses scupltées par une anorexie passée.


Liam Neeson quant à lui est convaincant dans son rôle de croque-mort démoniaque et attentionné, sans plus.

Justin Long... Cet acteur me fascine, non pas pour ses qualités d'interprète (loin de là...), mais pour la taille de ses sourcils, qui rappellera aux petites minettes frustrées ceux de Robert Pattinson (ouah Edward Cullen il est trop top beau quoi!), ou encore de Robert Buckley (Clayton Evans des Frères Scott).



Au final, After Life aurait pu être un film prometteur. Mais non !
Préférez une visite sur le site web d'After Life, plutôt qu'une séance de près de deux heures d'un film qui ne vaut le coup d'œil que si vous êtes un queutard avide de nu au cinéma.


Smallville



Oui, j'ai bien aimé Smallville.
Pourquoi ?
Eh bien parce que j'ai toujours rêvé d'être Superman. Qui n'a jamais rêvé d'avoir des pouvoirs de dingues me jette la première pierre !
Oui, j'aimerais bien pouvoir planter des clous avec un seul doigt, voler tout là-haut dans le ciel avec les petits oiseaux, avoir une super-vitesse et lire des livres en moins de deux, avoir une super-vision et regarder au travers des vêt... des murs, avoir une super-ouïe et entendre ce qu'on dit dans ton dos... Mais surtout, comme Superman version Smallville, avoir Lana Lang !
Rien que pour ça, ça mérite une ovation ! 

 

Les Frères Scott

Prenez un mixeur, mettez-y Friends, Les Feux de l'Amour, et un soupçon de... Beverly Hills, y ajouter une brochette de demoiselles "nous les filles qu'on n'a pas encore encore leurs règles que c'est eux qu'on préfère le mieux" , et vous obtiendrez Les frères Scott... 





Une histoire de filles qui se détestent au départ, et qui vont pourtant devenir les super-méga-copines (alors qu'elles ont couché avec à peu près tous les personnages de la série).
Une histoire de frères (d'où le titre! Je comprends mieux maintenant) qui au départ se détestent et qui au final vont devenir les meilleurs coupains du monde...
Une histoire de meurtres, entre un oncle tué par son frère (bouh le méchant Dan), un gamin qui pète un câble dans un lycée parce qu'il est rejeté (effet Columbine oblige), une fille qui fait du tennis, complètement psycho, qui va tenter de tuer un gars (et accessoirement sa copine) qui la repousse...
Une histoire d'enlèvement...
Une histoire de gamins qui jouent au basket sur un pauvre terrain en béton et qui pourtant peuvent jouer en NBA parce qu'ils sont trop trop forts...
Une histoire de Tree Hill !



Même si la série est nulle en soi, que les personnages changent de personnalité comme de slip, que c'est pas possible qu'il arrive autant de crasses dans une si petite ville, que une bande de jeunes comme les autres deviennent tous riches parce qu'en fait au fond d'eux c'est des génies incroyables... ça se laisse regarder... Surtout parce que la BO gratte les fonds de tiroir des labels indépendants américains. Mais encore plus surtout parce qu'au fond je dois être une gonzesse de 14 ans...
Lapidez-moi ! 


Invictus


2010, la coupe du monde de football se tient en Afrique du Sud. Nelson Mandela a aujourd'hui 92 ans. L'Afrique du Sud connait des difficultés énormes de réconciliation inter-raciale, entre les blancs anciens tyrans, et les noirs nouveaux oppresseurs. En 2008, il y eut près de 20000 assassinats, pour un nombre quasiment égal de tentatives de meurtre.

Alors, Clint "Bisounours" Eastwood sort sa baguette magique, met des licornes de bonheur tout partout dans son film, et nous offre un constat erroné et idéaliste de l'histoire de l'Afrique du Sud à une époque donnée, à fortiori celle de Nelson Mandela. Exit les problèmes sociaux et les violentes émeutes, place à la magie du septième art.



"Invictus", plus de deux heures d'un biscuit au miel ! Si l'on passe outre la réalisation paresseuse, à l'américaine, on obtient un long-métrage convaincant, pas très exceptionnel, mais qui se laisse regarder sans arme, ni haine, ni violence. A en croire le ressenti final du spectateur, on croirait "Invictus" sponsorisé par le comité Nobel. Entre la musique omniprésente à nous tirer les larmes du fin fond de notre globe oculaire, et un ralenti tendance publicité d'office de tourisme (d'une durée de près de 8 minutes !), il n'y a que Nelson Mandela. Normal, pour un biopic.


L'histoire d'un homme, un grand homme, qui œuvre pour la paix et la réconciliation inter-raciale de son pays. Un portrait magnifique bercé par la prestation du multi-oscarisé Morgan Freeman, qui habite son personnage avec une force que lui seul possède. Sur le terrain, Matt Damon parvient à motiver le spectateur autant que ses troupes (une performance très appréciée). Le reste du casting est quant à lui effacé par ces deux monstres de talent.


On retiendra de ce film l'aspect fédérateur du sport (en Afrique du Sud en 1995, en France en 1998 - une époque Black Blanc Beur -, ...), à l'effet aussi limité que le talent du réalisateur.

Mentalist


Qu'est-ce qu'un mentaliste? Dès le générique, une définition nous est donnée : "Personne utilisant l'acuité mentale, l'hypnose et/ou la suggestion... Maître dans l'art de manipuler la pensée et le comportement".


Fascinante l'attirante séduction des séries américaines! The Mentalist nous traîne dans une unité policière californienne, nommée CBI. L'agent Teresa Lisbon dirige l'équipe, composée de Kendall Cho, Wayne Rigsby, Grace Van Pelt, et le consultant Patrick Jane. La bande est chargée d'enquêter sur des crimes, tout simplement.
La vedette de la série est Patrick Jane : mentaliste, il possède un sens de la déduction quasi-infaillible et est très observateur. Fin psychologue, chaque détail, aussi insignifiant soit-il, peut faire pencher la balance vers la vérité, et aider les enquêteurs à résoudre leur affaire.

Le scénario gravite autour de Jane. A force de le voir découvrir autant de choses sur les êtres qui l'entourent, on en devient frustré de ne pas en découvrir un peu plus sur lui. Gentil scénariste a bien voulu laisser s'échapper quelques éléments de temps en temps. On apprend donc au fil des épisodes que l'esprit de Jane est animé par une forte vendetta, un besoin de vengeance immense, qu'il souffre tout fort à l'intérieur, et que derrière son irritable arrogance se cache un homme meurtri dans son orgueil. Nous avons également le droit (oh surprise!) à une ébauche d'histoire d'amour, entre collègues de surcroît! Qui aime qui? La réponse est tellement évidente qu'il est inutile de l'exprimer. Espérons seulement que ce ne sera pas un jeu à la Ross et Rachel, ou à la Lucas Scott et Peyton Sawyer. Je t'aime, moi non plus, ça se voit, mais je le cache. On en rit quelques fois, et après on sature, puis on lâche. Et surtout, il ne faut pas perdre de vue le côté manipulateur et espiègle qui exalte la série.

Pour résumer, The Mentalist, c'est comme une tranche de gâteau qu'on agite devant les yeux d'un gros diabétique : il faut laisser monter le désir, et de temps en temps donner un petit morceau. La première saison a fait monter en flèche le taux de glycémie avec de jolies parts : attention au coma.

Breaking Bad


Imaginez que l'on vous diagnostique un cancer en phase terminale. Que feriez-vous? C'est en quelque sorte à cette question que répond Walter White, le personnage principal de la série phénomène : Breaking Bad.


Walter est professeur de chimie dans un lycée au Nouveau-Mexique. Lorsqu'on lui annonce un cancer, sa vie bascule. Il va alors mettre toutes ses connaissances en chimie, au service de la protection pécuniaire de sa famille. Avec l'aide d'un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman (pauvre petit toxico et dealer de bas-étage), il va créer un laboratoire dans une caravane. Il en sortira les méthamphétamines les plus pures de la région. Tout cela dans un but honorable, assurer les arrières de sa femme Skyler, et de son fils Walter Jr.

Le scénario soulève une question existentielle : la fin justifie-t-elle les moyens? Ce proverbe quelque peu immoral allège la conscience de l'individu, lui proposant, sous prétexte d'un but noble, de contourner l'éthique dictée par la loi, la morale. Parce que je suis condamné, je peux voler l'orange? (A ce propos, Bécaud aurait au moins pu nous répondre!). La morale devient impuissante, face à la nouvelle d'une mort certaine. L'Homme en oublie la raison, ou raisonne selon sa nature fondamentale (qu'est la survie), déviée par l'amour qu'il porte à ses proches. Plus rien n'est rationnel : entre sentiment et morale, la balance penche vers l'illicite...

Trêve de philo-psychologie. En l'espace d'un épisode, Bryan Cranston nous a fait oublier son rôle de père, dans la série Malcolm. Il incarne, avec un brio évident, un prof de chimie au seuil de la mort, prêt à tout pour sa famille (il a d'ailleurs reçu quatre prix pour sa performance de chimiste). Hal n'est plus, place à Walter.



Argent, blanchiment, meurtre, vice, stups, drogue, choc... Autant de mots que de plaisir face à une série déjà culte en France (elle a depuis plusieurs mois son fan-club http://www.breaking-bad.com), alors qu'elle n'a toujours pas été diffusée (enfin si, sur Orange Cinémax, mais nous considèrerons que l'impact est négligeable). La chaîne franco-allemande Arte aura la lourde tâche d'offrir cette série borderline aux yeux de tous, de la même manière qu'elle nous avait appâtés avec ReGenesis et Jekyll.
Breaking Bad, ou comment casser une image lisse en apparence, criblée de fioles en son cœur (le sens de cette phrase m'échappe...).
Rendez-vous le 9 octobre pour la première diffusion sur le réseau français !

The IT Crowd




The IT Crowd est une série humoristique britannique.
Insistons bien sur l'origine du show : britannique. L'humour anglais ne fait peut-être pas fureur auprès de la planète entière (ce qui est bien dommage), mais il faut bien lui reconnaître une véritable valeur. Citons un peu de Roland Topor : « Les Français ont du vin, les Anglais de l'humour. »


The IT Crowd se passe dans le sous-sol de la société Reynholm Industries, au service informatique. Les employés que nous suivons sont Roy, Moss et Jen.



Moss est un nerd : pantalon et chemise trop courts, grosses lunettes, très intelligent et calé en science et technologie. L'archétype de l'intello solitaire, dans un moule social différent, qui a du mal avec les conversations triviales du quotidien.





Roy est un geek : comme tous les geeks (en informatique), il aime les jeux vidéos, les comics, les ordinateurs... De plus, il semble aimer les demoiselles, mais le vice versa ne tient pas.






Le dernier employé est féminin, Jen. Chargée de diriger le département informatique de la société alors qu'elle n'a aucunes (ou peu) de connaissances dans ce secteur, elle subira donc les blagues geeks, ainsi que des coups montés pour se jouer de sa naïveté...



Le tout joue magnifiquement mal (j'exagère, ça cabotine en masse : on se croirait au théâtre), cependant, ce n'est pas désagréable. La série se regarde la tête vide, et remplie les pièces de rires et de sourires.

La qualité humoristique peut provenir de plusieurs sources :
- le quatrième degré de la série
- l'absurde nullité du jeu des comédiens (même si je pense qu'il faut être plutôt doué pour jouer aussi mal, et autant exagérer la prestation)
- l'esprit geek, les références, les vannes...
- la pitié
- la fatigue
- l'amour de l'humour anglais
- autre chose...
Ou bien, nous pouvons adopter une position que je qualifierai de plus nerveuse : le rire est provoqué par une stimulation psychique, ou physique.

Terminons en disant que cette petite série bien ridicule et sympathique, a sans nul doute inspiré la création d'une autre, The Big Bang Theory.
Que le geek soit avec nous.

C'était à Rome



C'était à Rome... Du cliché en pagaille, un jeu d'acteur qui titille la rosette, des situations toutes aussi (pas) drôles les unes que les autres, des personnages caricaturaux, une histoire tellement originale que je l'ai déjà vue des centaines de fois...
Mais, parce qu'il y a un mais : Kristen Bell louche (ou alors, son visage a un petit problème de symétrie), et loucher était un signe de beauté dans certaines tribus anciennes ! En sus, elle a vraiment des cheveux magnifiques ! Je serais jalouse si j'étais une fille...




Les gamins qui n'ont pas encore trempé le biscuit s'amuseront sans doute à se titiller les hormones devant Boucle d'Or, les autres passeront leur chemin...

Salt



Mis à part une demie-molle qu'arrive toujours à me procurer Angelina Jolie (quelle soit blonde ou brune), rien à retirer de ce film, qui n'aurait pas dû dépasser la durée d'un teaser ou de la bande-annonce. En même temps, on a vu la bande-annonce, on a vu le film.
Allez, je suis d'humeur généreuse, je vous poste le film !


Trop Belle !


L'illustration comique (et mignonnette) du système de notation physique des gens.
Oui, les moches s'accouplent entre eux et les beaux couchent avec les beaux, et un 5 ne pourra pas se faire une 8 (encore moins une 9)... Avec la magie du cinéma, qu'on soit bête, moche, tout timide ou les trois, on peut tout de même avoir la 9. Alors je mets 10, sans peur aucune des conséquences de cette note sur mon influence critique.


A noter : pour une fois, les canadiens ont un "meilleur" doublage que les français...

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...