Kingsman : Services secrets



S'il continue à faire des films de ce calibre, Matthew Vaughn va indubitablement finir dans le Top Ten de mes réalisateurs préférés! À l'instar du bandant Kick Ass, ce Kingsman m'a grave fait triper. Une sorte de parodie de film d'espionnage qui, au final, n'en est pas une. Il s'agit plutôt d'une pépite cinématographique qui dépoussière un genre qui se prenait trop au sérieux. Si James Bond était aussi drôle et nonchalant que Galaad, le personnage interprété par l'excellent Colin Firth, je me farcirai sans appréhension les vingt-trois premiers volets de la saga 007! Bon... ce n'est pas la première fois que l'espionnage rime avec comédie (Drôles d'espionsLe Grand Blond avec une chaussure noireAustin PowersAgent Zero ZeroDouble ZéroMr and Mrs SmithSpy KidsOSS 117Johnny EnglishMen In Black...), mais là, il y a un truc en plus... Je ne saurai le définir, mais il est bien là.

De très nombreuses références (JB 007 en force, que ce soit par certaines séquences musicales, le Martini ou les gadgets... en même temps, Ian Fleming a créé les codes du genre avec James Bond...) ; des scènes d'actions fraîches, modernes et rythmées (un massacre sectaire sur Free Bird de  Lynyrd Skynyrd = SWAG!) ; des répliques percutantes qui ont le potentiel pour devenir cultes ("On va traîner là toute la journée, ou est-ce qu'on va se battre?", "Je suis une saloperie de catholique, j'ai des relations sexuelles en dehors du mariage avec mon amant juif et black qui travaille dans une clinique d'avortement. Alors vive Satan, et passez un bon après-midi, Madame.") ; des personnages griffés et flyés (le méchant Richmond Valentine, campé par le génialissime Samuel L. Jackson, équivalent à un evil Steve Jobs zozotant et swag ; la jolie bad-ass Gazelle avec ses gigues tranchantes Pistorius-like et son tailleur de secrétaire ; l'agentleman Galaad ; "l'apprenti" des Kingsman avec son survêt'et sa casquette de tess...) ; une bande-son assez cool...
Un film qui vous botte les fesses, sans prétention.



"Si on doit sauver la planète, on pourra le faire dans le cul" Hein? Quoi! Elle va grave loin la princesse Norvégienne #DernièreScèneDispensable #Voyage #Norway4Ever

Les Mythos



J'étais posey, oklm sur le canapé, matant nonchalamment la télé sans m'attendre à quelque chose d'intéressant un lundi soir. Bon il y a "On n'est plus des pigeons !", mais c'est une rediffusion. "Kirikou et la sorcière", "Percy Jackson", "Sherlock Holmes"... Et boum, France Ô qui diffuse "Les Mythos". Je ne connaissais pas, mais j'ai trouvé le titre sympa alors j'ai claqué la dix-neuf. Et en fait... ce n’est pas trop mal !



L'histoire d'une bande de potes d'une cité de banlieue qui vont se faire passer pour des gardes du corps. Malgré leurs physiques de lâches, ils obtiendront un contrat avec Marie Van Verten, héritière de la plus grande fortune de Belgique. Évidemment, on danse encore sur les accords qu'on aimait tant leur amateurisme provoquera de nombreuses situations rocambolesques, où les clichés s'enchaîneront sans délicatesse : l'héritière casse-couille, snobinarde et capricieuse va devenir la cible d'une équipe de criminels, et ses Pieds nickelés de gardes du corps parviendront (ou pas, le suspens est à son comble!) à déjouer la malice de la milice. Bien ouej les banlieusards! Et puis la géniture belge va s'enticher d'un de ses "gros bras", malgré la différence de culture... et puis les drifts en BMW... Bon, l'ensemble est assez rythmé et le casting est convaincant (William Leghbil, Ralph Amoussou et Alban Ivanov sont pas mal - Stéphanie Crayencour est mignonne, mais rapidement insupportable, surtout par la faute de son personnage stéréotypé), alors le film devient un moment agréable, faute de mieux.
[Notons que la chanson du générique de fin, estampillée Max Boublil, est assez sympatoche]

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...