The IT Crowd est une série humoristique britannique.
Insistons bien sur l'origine du show : britannique. L'humour anglais ne fait peut-être pas fureur auprès de la planète entière (ce qui est bien dommage), mais il faut bien lui reconnaître une véritable valeur. Citons un peu de Roland Topor : « Les Français ont du vin, les Anglais de l'humour. »
The IT Crowd se passe dans le sous-sol de la société Reynholm Industries, au service informatique. Les employés que nous suivons sont Roy, Moss et Jen.

Moss est un nerd : pantalon et chemise trop courts, grosses lunettes, très intelligent et calé en science et technologie. L'archétype de l'intello solitaire, dans un moule social différent, qui a du mal avec les conversations triviales du quotidien.
Roy est un geek : comme tous les geeks (en informatique), il aime les jeux vidéos, les comics, les ordinateurs... De plus, il semble aimer les demoiselles, mais le vice versa ne tient pas.

Le dernier employé est féminin, Jen. Chargée de diriger le département informatique de la société alors qu'elle n'a aucunes (ou peu) de connaissances dans ce secteur, elle subira donc les blagues geeks, ainsi que des coups montés pour se jouer de sa naïveté...
Le tout joue magnifiquement mal (j'exagère, ça cabotine en masse : on se croirait au théâtre), cependant, ce n'est pas désagréable. La série se regarde la tête vide, et remplie les pièces de rires et de sourires.
La qualité humoristique peut provenir de plusieurs sources :
- le quatrième degré de la série
- l'absurde nullité du jeu des comédiens (même si je pense qu'il faut être plutôt doué pour jouer aussi mal, et autant exagérer la prestation)
- l'esprit geek, les références, les vannes...
- la pitié
- la fatigue
- l'amour de l'humour anglais
- autre chose...
Ou bien, nous pouvons adopter une position que je qualifierai de plus nerveuse : le rire est provoqué par une stimulation psychique, ou physique.
Terminons en disant que cette petite série bien ridicule et sympathique, a sans nul doute inspiré la création d'une autre, The Big Bang Theory.
Que le geek soit avec nous.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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