Il m'est arrivé par de (nons curieuses) circonstances de regarder par deux fois Fatal dans la même année. La première à l'occasion de sa sortie au cinéma, et la seconde pour fêter à ma manière la récente publication en DVD du film.
En mettant de côté les apriopris qu'ont les gens comme moi envers Mickaël Youn (c'est à dire un petit trublion de la télévision, sous-jackass, et à l'humour peu subtil), il est étonnant de s'apercevoir que sa première réalisation cinéma est une franche réussite.
Alors oui j'entends déjà les détracteurs : "Ouais mais Fatal, c'est une sorte de préquelle imaginaire d'un futur et possible Bazooka!", "Non l'humour à la française, passé Desproges, ça ne vaut plus rien"...
Pourtant, bien loin de moi l'idée de faire l'apologie de l'artiste qu'est Mickaël Youn, je ne peux qu'avouer que sur ce coup-là, il a réussi sa mission haut la main.
Quelle est selon-moi sa mission ?
Prendre un des personnages qu'il a créé durant le Morning Live, Fatal Bazooka -avec son célèbre tube "Fous ta cagoule"-, créer une histoire qui tient la route, mettre un tantinet de références cinématographiques (sachant que la majorité des références ne proviennent pas des salles obscures mais du petit écran, à fortiori de l'univers des rappeurs) et de musique, mixer le tout pour en faire une comédie grand public plutôt pas mal drôle.
Se retrouver au cinéma avec des ex-amateurs du Morning qui ont été séduits par la bande-annonce ou par l'inscription "Mickael Youn" sur l'affiche du film, c'est le résultat du travail d'un homme, que dis-je, d'un artiste, qui a su garder quasi-intact sa réputation de comique (alors qu'il nous avez foutu une claque énorme avec l'incomparable nullité de "Iznogoud", qui fait honneur à son appellation).
Alors dans Fatal, on a du lourd, du très très lourd. Des gags visuels faciles mais originaux, des vannes lancées comme dans la cour de récré du collège, des musiques aux paroles intéressantes même si décalées, et surtout une réalisation parodique (et parfois gauche) du monde du rap. C'est là le petit plus de Fatal, les prémices de l'affirmation d'un personnage de talent, Mickael Youn. Les amoureux de Godard et autres "auteurs" de cinéma passeront évidemment leur chemin devant ce sacrilège audiovisuel. Les autres apprécieront.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques