Glee


Guilee guilee guilee !
Ceci n'est pas Glee, la série encensée et regardée par des millions d'amerlocs en mal de talent. Ceci est un pastiche d'Un Dos Tres, sans le côté euphorisant de Beatriz Luengo, sans la beauté latine de Monica Cruz, sans Pablo Puyol et les autres clichés espagnols. Ceci est un sous-High School Musical (et pourtant, la tâche était difficile : comment faire moins bien que Zac Efron et Vanessa Hudgens?). Ceci est une adaptation télévisuelle de A la recherche de la Nouvelle Star, sans Philippe Manoeuvre, sans les délires fantasmagoriques d'André Manoukian. Ceci est un ramassis de kitsch, fourré au jeu d'acteur calamiteux (serait-ce une référence avant-gardiste à Camélia Jordana?), au glaçage scénaristique immangeable. Ceci est l'archétype de la série surestimée. Ceci ne peut être regardé que par des adolescents incultes et aseptisés par la société. Ceci est l'un des arguments du monde snobinard. Ceci achète du temps de cerveau humain disponible. Ceci est Glee.


4 commentaires:

  1. Franchement je trouve que ton point de vu est pitoyable car nous avons le droit de regarder cette série sans etre "snobidard " comme tu le dis . Et puis cela nous permet de connaitre des chansons d'avant que l'on ne connaissait pas & puis ce n'est pas du tout comme un ,dos,tres ou High shool musical .On voit que tu n'as pas regarder un épisode de Glee ; alors au lieu d'écrire une chose pareil sur une série que t'aime pas (ton droit) imprime que d'autre peuvent l'aimer, sans les jujer pour autant .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La preuve par A + B ?
      Commentaire typique d'une personnalité aseptisée et assujettie à sa majesté le Mouton.

      Supprimer
    2. A défaut de compter Glee comme une de mes séries de références, j'aurais du mal à vous rejoindre dans votre "critique" que je trouve aussi bien radicale que violente (à la limite de l'irréfléchi). Ce n'est pas la capacité de bien écrire une critique qui fait sa véracité. Derrière toutes les paillettes et le caractère un peu (beaucoup) naïf de la série, il y a quelques bons points qui méritent d'être relevés. En plus d'être une série qui défend les droits des minorités sexuelles, entre autres (bien que ça soit apparemment la tendance des séries actuelles, je vous l'accorde), elle tend à défendre cette idée du "crois-en-tes-rêves" qui nous est si chère à nous, personne béta, idée que l'on ne peut retrouver définitivement que dans les séries et qui nous permet de nous échapper un tierce de temps de la (cruelle) réalité. J'ai toutefois trouvé beaucoup de plaisir à lire votre "point de vue", plus dans la manière dont il été écrit que par les idées qui en constituaient le fond. Je vous laisse mon adresse mail, si vous vouliez éventuellement me recontacter sur le sujet pour un débat un peu plus profond que la maigre critique ici desservie (aussi bien la mienne que la votre) et aussi parce que l'idée de publier un avis anonymement me déplaît fortement.

      jumkop@hotmail.fr

      Supprimer
  2. Oui en effet, ma critique de Glee est assez radicale, même trop. En effet, à l'époque on me l'avait vendu comme la série culte à ne manquer sans aucun prétexte, originale avec des gens talentueux dedans... Je regarde les premiers épisodes (trois ou quatre, pas plus) et je tombe des nu ! Une confiance exacerbée en mon conseiller TV, et le drame frappe à la porte. L'ensemble est plat, assez ringard, les arrangements pour les reprises musicales mauvais, les voix des acteurs/chanteurs insupportables, et du bisounours à chaque séquence... J'en écris alors une critique assassine, afin d'exposer mon immense déception.
    Je conçois que la série a des points positifs (rien n'est jamais tout blanc ou tout noir). D'ailleurs avec le temps, je me suis assagi face à Glee. Je suis assidûment la cinquième saison, et reste même devant les épisodes des saisons précédentes lorsqu'ils passent à la télévision. En effet, Glee est devenu, bon gré mal gré, l'étendard des minorités (sexuelles) et délivre avec subtilité (et chanson, puisque la musique adoucit les mœurs) un discours de tolérance, d'acceptation de soi, et surtout d'espoir. Un gloubiboulga musical philanthrope et humaniste, en définitive.

    RépondreSupprimer

Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...