Hunt to Kill


Un chasseur sachant chasser...
"Quand je chasse, je chasse pour tuer" restera la réplique culte du film, l'idiotie que chaque héros de film d'action et de série B sort pour se rendre intéressant et faire croire à un trait d'esprit épiphanique. Avec "Hunt to Kill", on a droit à la totale de chez Total : des explosions de temps en temps, un flic qui se fait descendre par des dealers de drogue dans un labo clandestin, un Davy Crockett qui va aider des voyous parce qu'ils menacent sa fille chérie, ce même aventurier qui va décimer petit à petit toute l'équipe malfaisante pour récupérer sa progéniture, mais surtout des décors ultra-surprenants : une immense forêt canadienne, bercée par une photographie mormone et un caméraman atteint de Parkinson. La moindre des choses eusse été d'investir dans du matériel de professionnel...



Bouh les méchants braqueurs sans scrupules qui se jouent des tours pour dérober à leurs partenaires de crime les 10 millions de dollars qu'ils ont volé. Bouh les pas-gentils bonshommes qui n'aiment pas laisser des témoins vivants et qui à chaque erreur d'autrui vont sortir leur flingue pour le dégommer. Et tout ça pour quoi ? Pour aider un petit peu le gentil de l'histoire, Jim Rhodes, qui aura moins de boulot à faire si les méchants s'entretuent tous seuls, forcément.


Stone Cold Steve Austin et ses gros bras ont la lourde tâche de porter le poids de ce film. En effet, même la présence d'Eric Roberts (nous nous rappelons tous de "Best of the Best" !) ne parvient pas à donner de la crédibilité à ce long-métrage d'action, d'autant plus que (mis à part Steve Austin qui ne s'en sort pas trop mal) le casting est effroyablement désagréable et cabotin. Une série B qui contentera les moins regardants.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...