Les voyages de Gulliver (2010)
/join #lilliput
"Les voyages de Gulliver"... Des bouquins fabuleux qu'on ne fait pas lire aux écoliers, des adaptations plus ou moins réussis à la télévision ou au cinéma (la meilleure est à mon sens le téléfilm de 1996, avec Ted Danson), et la version bien hollywoodienne, sauce 2011...
Jack Black alias Lemuel Gulliver est employé au service courrier d'un journal dans un grand building américain... (faute grave ! Le mec, on est en 2011, il s'appelle Lemuel Gulliver!), et est secrètement amoureux d'une jolie journaliste à qui il livre son courrier. Un jour, dans un élan de stupidité lié à son coup de foudre, il va lui faire croire qu'il aime voyager et qu'il a un petit talent d'écrivain. Du coup la demoiselle va lui confier un reportage de voyage au triangle des Bermudes... Oui, dans le monde du journalisme, un préposé au courrier n'a qu'à dire qu'il aime voyager pour devenir reporter, évidemment... Alors qu'il navigue, tranquillement guidé par son puissant bateau à moteur, le capitaine Black traverse un nuage de brouillard avant d'être happé par un vortex étrange qui l'envoie au royaume de Lilliput, un monde où les habitants sont minuscules (de la taille d'un soldat de plomb pour les plus grands) comparé au géantissime monstre qu'est Gulliver. S'en suivent des péripéties prévisibles, des gags pas vraiment marrants, mais avec Jack Black quelques sourires peuvent tout de même s'esquisser sur les visages...
Mais bon, il n'y a pas cette petite flamme, cette étincelle cinématographique qui fera de ces "Voyages de Gulliver" une œuvre marquante. Le film est plaisant à regarder (un petit peu long par moments), on ne pouffe pas de rire, mais on ne s'ennuie pas ferme non plus. C'est bien, et en même temps c'est pas terrible. Mais au moins, la première adaptation de Gulliver du troisième millénaire est une version plus moderne (heureusement, car le livre date de 1721), insérant au récit notre époque contemporaine et son inhérent consumérisme. Là peut-être est le point important du long-métrage, qui laisse se dessiner au loin une satire sociale et politique, à l'instar du livre de Swift. Un petit divertissement à cent douze millions de dollars.
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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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