The Tourist


Zim zim zimma !
J'en avais un avis positif jusqu'à ce que les premières notes du générique ne sonnent. Le célèbre groupe anglais Muse fait une nouvelle fois des ravages à l'écran ! Pourquoi donc avoir choisi "Starlight" ? Le truc là ne va pas du tout avec "The Tourist" (déjà que Muse... voilà quoi, Twilight powaaa !) et flingue toute la partition qui se développait dans le film (bon, musique typique d'un film américain, une partition pour orchestre avec des rythmes d'ascenseur et des ponctuations de cymbales dignes d'un excellent porno, mais quand même !)...



Première impression sur le film : malgré ses cent minutes de longueur, il n'est point ennuyeux pour peu que l'on adhère à l'histoire et au jeu des acteurs. Le remake du film de Jérôme Salle, "Anthony Zimmer", nous livre une histoire d'amour entre une agent infiltrée d'Interpol et un malfrat qui vole de méchants mafieux russes et ne paie pas ses impôts. Ce petit malfrat est donc recherché activement par les autorités policières, suivant à la trace les mouvements de l'agent infiltrée afin de récupérer le pognon des impôts... Pas grand chose d'original dans la trame scénaristique, mais cela reste tout de même acceptable pour passer un bon petit moment devant son écran de télévision, le home cinéma allumé et les enceintes à fond. Sûr que ce n'est pas un grand film (loin, très loin de là), cependant si vous avez du temps à perdre (ou envie de dormir sur le canapé devant la télé), "The Tourist" est alors fait pour vous !


"The Tourist" a sur le papier un très bon casting, entre un Johnny Depp, un Timothy Dalton, un Paul Bettany et une Angelina Jolie, il y avait de quoi faire. Et pourtant, rien. Les acteurs n'en branlent pas une. Angelina Jolie donne l'impression d'être une juive fraîchement libérée des camps par les alliés (pour votre santé, mangez plus qu'elle !), Johnny Depp obtient à peine la moyenne avec sa prestation suffisante, Timothy Dalton est préférable en Alexei Volkoff (le criminel numéro un de "Chuck") qu'en inspecteur-chef stupide et sans répartie, Paul Bettany n'arrive pas à crédibiliser son rôle de faire-valoir, tandis que les méchants criminels (bouh !) sont risibles de nullité. On ne retiendra alors de ce film que les plans sponsorisés par l'office de tourisme de Venise, ainsi que la chute vertigineuse d'Angelina Jolie dans la catégorie "fille qui porte bien son nom". Un petit voyage en gondole ?

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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