Fringe



Pot-pourri...

Fringe, le fourre-tout de J.J. Abrams ! Vous savez le mec qu’est méga surestimé par le monde du cinéma et de la télévision, celui qui pond des séries pourries et que tout le monde dit « Ouah (…) c’est trop bien » ? Bah c’est lui. Et Fringe n’échappe pas au non-talent de son scénariste et producteur délégué…

Bonjour, je m’appelle J.J. Abrams. Tout le monde me connaît, on dit de moi que je suis un génie parce que j’ai créé Lost, une série phénomène lors de ses deux premières saisons jusqu’à ce que je sache plus quoi inventer, alors avec mes potes scénaristes et mon cahier des charges bidon qui m’obligeait à exploiter la sculpture physique de mon actrice principale Evangeline Lilly pour ne pas trop perdre de spectateurs, on s’est dit qu’on allait mettre des grosses bouffonneries dans le script en espérant que ça passe inaperçu, et en touchant du bois que le public ignare considérerait ces intrigues à tiroirs comme un trait démiurgique de mon esprit. Aujourd’hui, je vous présente mon bébé d’il y a trois, Fringe, qui me permet de me remplir les poches facilement. En effet, grâce à un mélange non subtil d’une dizaine de séries TV ayant du succès, j’écris (que dis-je, je chie) des épisodes sans trame véritable, avec un fil rouge que moi-même je ne connais pas et des péripéties nouvelles à chaque épisode. Mes sources d’inspirations sont diverses : X-Files, Sliders : les mondes parallèles, 24, Les Experts, Stargate SG-1, Kyle XY et bien d’autres… Je glisse les grosses ficelles des séries que je regardais il y a quelques années, comme ça les spectateurs ne sont pas trop déstabilisés et ont une base sur quoi s’appuyer. Et en plus, l’originalité et moi ça fait bien plus que deux !


Pour créer mes personnages, j’ai décidé de surfer sur le cliché et sur ce qui marche en ce moment. Je regardais The Mentalist et j’ai remarqué que la chef était une femme, Lisbon qu’elle s’appelle (elle est sexy d’ailleurs celle-là). Forcément, le chef de terrain de la division Fringe sera une gonzesse. Et puis je pensais à la chanson de Coolio, Affirmative Action, et j’ai donc décidé que le grand patron de la division sera black (eh oui, attention au lobby afro-américain et aux quotas raciaux !). Après je pensais ajouter un scientifique super intelligent, mais ça ne serait pas suffisant : j’en ai donc mis deux (un qui sera l’archétype de savant fou – tellement fou qu’il est interné dans un asile -, l’autre sera un jeune éphèbe dissident, aux allures rebelles). J’ai donc ma petite équipe.

Pour le casting, je n’avais pas envie de trop me prendre la tête, et comme les écologistes sont emmerdants depuis quelque temps, j’ai pensé au recyclage. J’engage en premier lieu Mark Valley et Kirk Acevedo. Le premier jouait dans Boston Legal, tandis que le second provient d’une des meilleures productions télévisuelles : Oz. J’ai d’ailleurs débauché un autre gars d’Oz, Lance Reddick (qui figurait également dans The Wire). Pour mon scientifique timbré, j’ai joué à fond la carte du cliché : comme les savants fous sont associés à un accent (généralement russe ou allemand), j’ai choisi un Australien (John Noble) pour le rôle.  Quant au personnage du rebelle, je l’ai offert à Joshua Jackson (je l’avais adoré dans Dawson !). Pour le reste du casting, il me fallait des acteurs pas trop connus, voire inconnus. La tête d’affiche a donc été donnée à Anna Torv : une blonde ni moche, ni belle, comme ça le public féminin peut s’identifier au personnage ! Ah oui, il faut aussi que j’insère dans le scénario une histoire d’amour entre les protagonistes, sinon ce n’est pas assez cliché.


Bon, comme j’ai plus trop le temps en ce moment puisque je prépare mon nouveau film, Super 8 (qui est super attendu !), j’ai délégué à mes sbires la tâche scénaristique. Coup de chance, pour la troisième saison ils n’ont pas été trop mauvais, et les fans disent même que la qualité est enfin au rendez-vous ! C’est super ça, mais ça remet en cause mon plan de carrière… Dois-je arrêter l’écriture de scénario ? On verra avec les recettes de mon film.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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