Pas de bras, pas de chocolat...
Après un "Slumdog Millionaire" bien sympathique qui nous plongeait quelque peu dans l'univers de Bollywood, mais avec tout le pognon d'Hollywood, Danny Boyle -le réal' à la mode du moment- revient à la charge avec l'adaptation d'une histoire vraie particulièrement compliquée à mettre en scène sans que le spectateur ne se dise qu'il est devant un film soporifique sans aucun intérêt. Ce petit "127 heures" a réussi l'exploit de rendre intéressant les déboires d'Aron Ralston : le bras coincé sous un rocher dans le creux d'un canyon, il doit lutter des jours durant contre la déshydratation et la mort qui l'appelle petit à petit...
Armé d'un acteur principal étonnamment convaincant (James Franco comme on ne l'a jamais vu!), Danny Boyle enchaîne les mouvements de caméra improbables pour faire opérer la magie du cinéma dans ce petit espace restreint qu'est la crevasse terrestre. Un travail de montage particulièrement efficace, des scènes intéressantes et surprenantes, une tension à couteaux tirés, un spectateur imprégné des émotions transmises par un acteur dont on ne soupçonnait pas le talent : un film réussi, très réussi.


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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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