Amélie Nothomb - Tuer le père


C'est toujours avec un bonheur non simulé que chaque année je retrouve mon auteure favorite : Amélie Nothomb. Certes, plus les années passent et plus les feuillets livrés chez Albin Michel par la dame au chapeau diminuent. Pour sûr que le style Nothomb ne sort pas d'un abysse démiurgique réservé aux seuls génies de la littérature. Cependant, je ressens toujours le même plaisir à découvrir le nouveau Nothomb...

Une heure et quelques minutes supplémentaires m'ont suffi pour venir à bout de cette philocalie belge. Le puissant processeur Nothomb enchaîne avec assurance une écriture automatique, simple et efficace. Toujours créative, la talentueuse Amélie extirpe de son tromblon une histoire flyée, comme à son habitude, délectable récit d'un jeune adolescent qui découvre les affres de l'amour en la personne de sa mère adoptive, sexy fire dancer dans le désert du Nevada. La Belge nous offre un trip aux allures de western dans le fabuleux monde magique d'un minet encore puceau. En recyclant de manière subtile mais attendue le complexe d'Oedipe, Amélie Nothomb parvient encore à accrocher le lecteur à sa plume, sans pour autant l'emporter dans un nirvana littéraire.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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