Plus sensible, tu pleures...
Il y a bien longtemps que l'envie de la fameuse (ou fumeuse selon les personnages) autobiographie du magistral rebondeur américain Dennis Rodman obsédait mon esprit torturé. Des restes d'adolescent trottaient dans ma tête tandis que je repensai à mon époque "fan de la NBA et des Bulls parce que c'est trop les meilleurs et l'armée Jordan-Pippen-Rodman est imbattable (à l'instar de la New Team...)". Que de parties jouées à NBA Live 98 avec mon équipe fétiche ! Que de fascination (et pourtant ce n'est ni un vampire, ni un loup-garou...) pour cet être aux allures délirantes que l'on surnommait Rodzilla ou Demolition Man (fascination d'autant plus grande le jour où je découvre ahuri la conquête de la sexy Carmen Electra par l'extravagant Dennis...). Alors, il en devient absolument nécessaire pour ma petite pomme de dévorer ce livre...
Je connaissais de Dennis Rodman le côté exubérant avec des couleurs plein les cheveux et un physique longiligne.
Je connaissais de Dennis Rodman ses performances exceptionnelles de rebondeur (qui ont fait de lui le meilleur de tous les temps...).
Je connaissais de Dennis Rodman l'image qu'on lui collait à la peau (ou qu'on voulait bien nous laisser voir), celle d'un bad boy, d'un gamin pourri.
Au fur et à mesure de la lecture, nous découvrons une facette du personnage qui est beaucoup plus attachante que ce que l'on pourrait croire : un être humain comme les autres, avec des valeurs, une sensibilité propre, des soucis dans sa jeunesse et des coups de mou un peu plus tard, des hauts et des bas qui virevoltent sans même qu'on lui demande son avis, des joies et des peines... On a toujours tendance à mettre les stars et les people sur un piédestal, un endroit où tout est beau et rose (merde, tout le monde fait caca !). En parcourant "Plus méchant, tu meurs", on casse dans notre encéphale l'image que les médias renvoient de Dennis Rodman, pour la remplacer par celle que le basketteur livre au travers de ce bouquin qui sent le vrai.
Le style d'écriture est simple et sincère : que demander de plus ? Des anecdotes croustillantes et des petits potins ? Il y en a plein, et pour tous les goûts.
"Plus méchant, tu meurs" se révèle une surprise inattendue, vaut son pesant de moutarde. Une découverte non remboursable et non regrettable.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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