Long, que c'est long ! Fraîchement rasé avant de regarder le film, j'en suis ressorti avec une barbe de trois centimètres !
Le réalisateur a une faculté incroyable : faire une merde internationale avec un putain de casting ! Jessica Alba, Dany Trejo, Robert "Tu me parles à moi?" De Niro, Cheech Marin, Lindsay Lohan, Michelle Rodriguez, Tom Savini, et Mister Direct-to-video Steven Seagal ! Du beau monde au balcon en perspective. Sauf que le balcon, c'est la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Et le beau monde a dû cracher des dialogues écrits par une fratrie de mégalomen largement surcotés dans le monde merveilleux des pucelles cinématographiques. Et les cénacles de non-initiés pseudo-geeks crieront au génie de cet artiste particulièrement pompant.
Entre une bande originale assourdissante et prévisible, des séquences absurdes à tout va, un scénar' tenant sur un post-it, une photographie soporifique avec toutes ses couleurs en trop et la fausse usure de la pellicule pour laisser transparaître un semblant d'hommage aux films de genre... Robert Rodriguez aura tiré son épingle du jeu en foutant à poil Mayra Leal (une sosie d'Eva Mendes), Lindsay Lohan et Jessica Alba dans le même film (si cela avait été dans la même scène, le long-métrage aurait bénéficié du point bonus "c'est si facile de faire se désaper des femmes lorsque l'on a des billets verts et une bonne réputation alors que l'on n'est qu'une petite pute parmi tant d'autres").
Rien de bien transcendant là-dedans, bien au contraire. Robert Rodriguez exploite sans relâche les clichés du cinéma bis (ter parfois !) pour nous laisser en plan avec une contrefaçon hard discount d'un Tarantino dans ses plus mauvaises années. Au final, il ne nous reste qu'un goût de sable dans la bouche, sable que nous a fait bouffé la brute Rodriguez.




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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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