Grand Theft Auto V (GTA 5)



Commençons par une liste non exhaustive des défauts de ce jeu plus qu'attendu par des millions de gens plus ou moins cérébrés :

  • La carte est très (trop ?) grande : une mission qui doit nous faire traverser la ville en devient interminable ! Qui dit carte plus grande, dit décors plus importants, textures gargantuesques, mapping de titan... et cela se ressent sur les graphismes généraux qui sont franchement en deçà de ce qu'il se fait sur console. Malgré tout, le rendu est convaincant et le plaisir de jeu tout aussi agréable. Paré à de très longues balades en toute liberté à travers Los Santos.
  • Les déplacements des personnages sont plutôt lents et longs: on a l'impression de courir avec des masses de leste dans les grolles !
  • Les policiers sont aux aguets 24/7, quel que puisse être le délit (bagarre, vol...). En plus de ça, ils sont toujours stupides sur les bords, il est alors aisé de se débarrasser d'une ou deux étoiles en se cachant grossièrement.
  • Le gameplay à revoir : la visée difficile qu'elle soit assistée ou pas, avec un viseur quasiment invisible (à fortiori sur un grand téléviseur) ; la conduite des voitures est catastrophique (question de point de vue, pour MrLeV12, ça se roule très bien pour la plupart des caisses): de l'arcade Atari tellement les déplacements sont exagérés. Il n'y a qu'à voir les drifts improbables au frein à main, là où dans Ballad of Gay Tony ça coulait de source et semblait naturel. Seuls les bus se roulent réalistement... Et la gestion automatique de la caméra pendant la conduite? Pas exceptionnelle pour un sou, au contraire! Le mieux étant de choisir le mode cinéma ou de réaliser soi-même ses courses avec le joystick de droite. Il est trop facile de se retrouver la nuit avec les phares explosés à force de se prendre des poteaux. Jamais mieux servi que par soi-même dit-on.
  • Un bande-son moins impressionnante : même s'il y en a pour quasiment tous les goûts, le mien est biaisé : les classiques du hard rock des années 70 ne sont plus. Exit Deep Purple, Pink Floyd, David Bowie ou Led Zep. On se consolera avec Radio Ga Ga de Queen...
  • Un semi-réalisme frustrant : les dégâts aux véhicules sont limités (il faut être sacrément motivé pour mettre HS sa caisse).
  • Les sous-titres : autant ne pas en mettre, on croirait lire les astérisques d'un contrat de crédit tellement c'est petit. Il en va de même pour la marque jaune au sol  qui indique le point de destination lors des missions, qu'on ne voit quasiment pas.
  • Les missions sont très faciles, et la durée de vie du jeu est très limitée (15% terminés en un court après-midi, le jeu bouclé en une semaine). Après évidemment qu'il y a tous les à côté pour le terminer "vraiment" (faire toutes les cascades uniques, toutes les missions secondaires - police/pompiers/taxi... - et turlututu, chapeau pointu)
  • Les temps de chargements quasi inexistants (vive l'installation sur disque dur !) qui ne nous permettent plus d'aller chercher un biscuit ou un verre de lait...


Malgré tous ses défauts, Grand Theft Auto 5 reste l'un des jeux les plus funs et addictifs de la console. Si on l'accompagne d'un scénario de malade, c'en devient une tuerie (dans toute sa sémantique).

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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