Miley Cyrus - Bangerz



Interminable ! Les chansons se suivent et ressemblent à d'autres, d'autres chanteuses : Nicki Minaj, Rihanna dans ses pires années (de ses débuts à sa fin), Selena Gomez (façon "Wizards of Waverly Place"), Jessie J. (qui se fait pépom son "Price Tag" sur une batterie de Riri Anna avec son "Umbrella"),

Au volant de son "4x4" revisitant avec supplice et autotune le genre country en mode fête foraine, elle parvient à nous faire aimer les voitures peu polluantes, hybrides ou électriques, voire même à nous décourager des automobiles. Dorénavant la mode, c'est le vélo. Aussi, nous avons droit à un massacre du splendide "Stand by me" (écrite par Ben E. King, et reprise des centaines de fois, avec plus ou moins de talent). Une demi-minute suffit à faire baigner nos dents du fond. En somme, le disque est l'équivalent d'une chaudrée pour les allergiques aux fruits de mer. Seuls deux ou trois morceaux sortent du lot : "Fu", en duo avec French Montana où l'ex Hannah Montana met à bonne contribution ses cordes vocales ; et "Wrecking Ball"* ; et "#getitright" peut-être. Pas franchement sauvé du naufrage, l'album est une lavasse qui sera mangée principalement par ses fans les plus fidèles.



* Par rapport à son clip où elle s'amuse avec une boule de démolition (coquine...) :
En fait, elle est vachement bien foutue la petite Miley, ex-star Disney Channel, future Marc Dorcel peut-être ? Dommage que sa jolie chevelure rousse, qui lui donnait quatre-vingt-dix pour cent de son charme (d'autant que les rousses reprennent du galon ces dernières années, et font de plus en plus fréquemment partie des rôles phares dans les séries américaines ou les films hollywoodiens), se soit transformée en une terrine blondâtre trop sophistiquée pour être esthétiquement appréciable.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...