Il
y a toujours une connasse pour tomber dans les bois quand elle est poursuivie
par des méchants! Résultat, le film dure deux heures au lieu de quatre-vingts
dix minutes. Une demi-heure peut-être superflue, présente pour quoi ? Rajouter
deux ou trois petites scènes d'actions ; rentabiliser le cachet des acteurs
principaux (Bruce Willis, John Malkovich, Helen Mirren, Morgan Freeman,
Mary-Louise Parker) ; endormir le spectateur en douceur...
Un
ancien agent de la CIA, Frank Moses, aujourd'hui à la retraite, passe son ennui
de vieux loup solitaire en téléphonant à Sarah, responsable du service à la
clientèle au bureau des pensions que touchent Frank. S'en suit une liaison
amicale à distance... Jusqu'au jour où la demeure du pensionnaire est prise
d'assaut par un commando chargé de le supprimer. Dans une forme olympique, il va
se charger des mercenaires et va rejoindre Sarah afin de la protéger. Et c'est
là que le film devient intéressant. Une fois passée la niaise ouverture où les
deux tourtereaux se reniflent le cul à coup de téléphone interposé, on passe aux
choses sérieuses : n'ayant aucune idée des anciennes activités de son compagnon
presque virtuel, Sarah va les découvrir dans une drôle de situation. Frank la
kidnappe, la ligote et la garde au chaud dans une chambre d'hôtel. Pendant ce
temps-là, il part à la recherche de ses amis les plus fidèles : Joe, Marvin et
Victoria. Mais c'est sans compter la traque, véritable chasse à l'homme lancée
par la CIA à leur encontre ! Les Retraités Extrêmement dangereux auront fort à
faire...
La
mise en scène est signée Robert Schwenkte, qui a pondu l'excellent Tattoo et le
très bon Flight Plan. Pas de doute alors sur la Deutsche Qualität. L'ensemble
est bien rythmé et les scènes s'enchaînent sans réel ennui (si l'on exclut un
dernier quart de film superflu). Pour montrer que le long-métrage est adapté
d'un comic, Bobby place régulièrement des inserts colorés et cartoonesques. En
somme, il nous réalise une comédie d'action bien foutue, respectant les codes
hollywoodiens. Le casting cabotine pour faire sourire, tandis que le scénario
viole les théories conspirationnistes et mégalomaniaques. C'est Américain, ça se
mange sans faim. Attention tout de même aux excès, ça peut filer la courante.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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