Astérix et Obélix au Service de Sa Majesté



De tous les acteurs, Edouard Baer est celui qui s’en sort le mieux. Fabrice Luchini ne semble pas avoir envie de travailler son jeu d’acteur pour son rôle de Jules César : il balance ses répliques sans envie, accompagnées d’un certain malaise.
Les accents anglais sont catastrophiques : palme d’or à Catherine Deneuve (la reine des Bretons), oscar à Guillaume Gallienne (Jolitorax), Golden Globe à Valérie Lemercier (Miss Macintosh)...
Pour Charlotte le Bon, ça passe grâce à son personnage à la sauce Katy Perry, fraîche et pimpante friandise, qui tartine de désir la foule masculine. En fait, c’est surtout parce qu’elle est « bonne » la petite Charlotte.
Des références anachroniques qui peuvent prêter un sourire (Macintosh, prendre un pigeon voyageur pour un téléphone, une séance sur canapé avec un psychiatre, un match de rugby, un groupe (les BB Brunes) jouant d’instruments électriques dans la rue...
« C’est la grippe ! La peur, c’est la grippe ! »
Quelques petites répliques par-ci par-là, suscitent un sourire, voire un pouffement pour les personnes bon public.
Pas mal de références au cinéma en général [Star Wars (Valérie Lemercier accoutrée en Princesse Léïa, Fabrice Luchini qui lance « Je suis ton père »), Les dents de la mer, ...], à d’autres volets d’Astérix (« C’est une bonne situation bourreau ? » lancé par Edouard Baer en référence à Mission Cléopâtre et son scribe), à la télévision (Chipper le voleur de charrette...).
Les décors sont estampillés Teletubbies, tandis qu’une colorimétrie grisâtre rappelle (et non rappe à la pelle) la Grande-Bretagne.
Une succession de saynètes sans rapport forcément évident (tout comme cette « critique »), pour meubler la pauvreté du scénario (tout comme cette « critique »). Des histoires d’amour, une histoire de fiancée, une histoire de convenances, une histoire de service, une histoire de tonneau, une histoire de duel, une histoire de peur, une histoire d’invasion, une histoire de H... une histoire de cinéma. En somme, ça nous coûte une somme de voir ou d’avoir vu ce film, ou d’espérer le voir. Que ce soit parce que l’on a acheté une place de cinéma, que l’on a payé un abonnement Internet pour le télécharger illégalement, ou légalement (ajoutez à cela le prix de la VOD, du DVD, du Bluray, des frais de livraison...), que l’on a pris la bagnole pour le voir chez un copain, que l’on a pris le temps de le voir plutôt que de travailler... Et au final, qu’est-ce qu’il rapporte ? La Gaule pour Charlotte, et c’est tout.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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