C'est quand même dommage que les concepteurs de l'étoile de la mort (étoile
noire pour les doubleurs français de La Guerre des Étoiles...) n'aient pas pensé
à sécuriser la bouche d'entrée des canalisations des aérateurs thermiques du
réacteur central. Suffit alors d'une ou deux torpilles à proton pour détruire
une station de combat qui coûterait, selon la Maison-Blanche, plus de 850
billiards de dollars (on arrondira à un trillion...) !
Mais ce Star Wars quatrième du nom, bizarrement sorti en premier dans la saga
(car la deuxième trilogie est la plus commerciale, et donc la plus susceptible
de rapporter du flouze, dixit George Lucas), c'est surtout l'apparition de la
princesse Leia Organa d'Alderande, sublime créature interprétée par Carrie
Fisher (qui vieillit très mal...). Avec ses macarons sur la tête, son espèce de
toge romaine laissant deviner de jolies entrailles, mais aussi un caractère bien
trempé mêlant humour, courage et intelligence. Quoi de plus aisé alors d'appâter
toute la gent masculine. Ajoutez à cela de l'action, du fantastique, un scénario
original et tout un univers cohérent et détaillé derrière, et vous ferez un film
cultissime. Avec des acteurs très convaincants, Harrison Ford en tête (qui en
plus d'être un beau gosse ultime, est un excellent acteur), Carrie Fisher, Mark
Hamill, Alec Guiness, et surtout la voix de Darth Vader par James Earl Jones,
qui donne tout son sens au côté obscur. Du côté de la réalisation, George Lucas
n'est pas un génie, loin de là, mais le côté bande dessinée avec ses transitions
ringardes est assez charmant, même si inconfortable.
Près de quarante années plus tard, "Un Nouvel Espoir" a pris quelques rides
(les effets spéciaux, costumes et décors sonnant kitsch en comparaison à ce
qu'il se fait aujourd'hui... et encore, on voit pire de nos jours avec plus de
moyens !), cet épisode est un élément charnière dans l'histoire du cinéma,
marquant le point culminant du space opera. Star Wars, c'est aussi un mélange de
néoclassique (avec son orchestre symphonique sur une partition de John Williams,
sans quoi ce film n'aurait pas connu le succès), et de romantisme (dans son
exaltation du fantastique et sa recherche de sensibilité visuelle... oui, on
peut aller très loin dans l'analyse !). Aussi, "La Guerre des étoiles" est une
révolution technologique, où de simples maquettes parviennent à transcender la
surpuissance des ordinateurs. L'artisanat à la sauce hollywoodienne !
P.S. : inutile de débattre, Han Solo a tiré le premier sur Greedo. Les
versions édulcorées pour gamines, avec Greedo qui tire à côté alors qu'il n’est
à même pas un mètre de Solo qui lui, lui met deux tirs de laser dans le mille...
mouais... Faut arrêter de violer les fans et de faire n'importe quoi avec les
films cultes !

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques