Black Books
Assez déroutante, cette série britannique narre les aventures un chouia déviantes et cyniques d’un gérant de bibliothèque londonienne de seconde zone, Bernard, complètement blasé de la vie sociale et des clients qu’il s’efforce de supporter. Sa voisine Fran (que l’on rencontrera plus tard dans la série "Episodes", avec Joey Tribianni, aka Matt LeBlanc), dans un esprit plus féminin, apparaît comme la conscience (relative) de la sitcom, plus sociable et respectueuse des conventions. On y ajoute un troisième personnage principal, Manny, un faux stupide qui parvient à se faire embaucher comme assistant de Bernard.
La série enchaîne avec une belle écriture les méandres sociaux du vendeur de livres le plus détestable de la planète. D’origine irlandaise, il ne supporte pas ses clients, et n’hésite pas à se foutre de leur tronche (plutôt que "sur", au moins il n’y a pas de violence physique). Alors pour compenser ces excès sociaux intolérables, il est toujours un verre de vin à la main, cigarette au bec, et mots pas doux dans la cervelle. Accompagné de ses fidèles acolytes, il va s’engouffrer dans des situations vaudevillesques (un peu trop d’ailleurs) toujours sur un ton (humoristique) très sombre, noir, à la limite du sarcasme télévisuel.
Dix-huit épisodes au total pour trois saisons, c’est court, mais suffisant, car l’ensemble tourne rapidement en rond et aurait fini par lasser à force de persévérance, d’autant plus que si l’on n’accroche pas tout de suite à la série, le jeu d’acteur exubérant peut agacer. Une petite pastille à découvrir pour les fadas d’humour anglais satirique.
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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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