Dans la lignée des séries créées par Marta Kauffman et David Crane (Dream On
et Friends), Steven Moffat nous propose de l'autre côté de l'Atlantique, une
petite pépite qui aurait mérité d'être plus connue en France. L'histoire d'une
bande de six trentenaires londoniens, amis de surcroît, qui narrent leurs
aventures et mésaventures, sexuelles principalement.
Hilarante de bout en bout, cette sitcom est clairement inspirée de Friends :
trois filles, trois garçons. Des personnages aux caractères équivalents : le
tombeur de ces dames, l'intelligent, la fille avec une araignée au plafond, la
frustrée... Des situations similaires : là où les Friends se rejoignaient au
Central Perk, le lieu de prédilection de Coupling (ou Six Sexy pour le titre
francisé...) est un pub. Les mêmes séquences s'enchaînent, mêlant des scènes au
bar avec celles dans leurs appartements. Mais l'avantage principal de cette
série reste son écriture qui relève du génie. Là où Friends montrait clairement
un puritanisme américain ambiant, Coupling se lâche et parle ouvertement de
sexe, sans langue de bois, et surtout sans jamais être vulgaire. Et pourtant,
niveau cul, c'est 70 % de la série ! Une classe et un raffinement qu'on envie
aux Britanniques. De même, on dit que les Français ont du vin, et les Anglais de
l'humour. Cette perle en est une nouvelle illustration. Quatre trop courtes
saisons qui sont un cocktail explosif de rires, de crampes au ventre à force de
glousser, et de zygomatiques paralysés par le bidonnement.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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