La Planète des Singes : L'Affrontement



Si l'on met de côté un scénario prévisible (d'une part parce que l'histoire de base est connue, d'autre part parce que c'est Hollywood, et aussi parce que la quasi-totalité des scénaristes de cinéma ne sait pas écrire et développer des intrigues innovantes), des effets spéciaux convaincants (même si... je leur préférerai toujours les maquillages et costumes du chef d'oeuvre de 1968), un casting en dents de scie (pour le haut du panier : Gary Oldman, quoi qu’il fasse, est au top ; Kirk Acevedo, depuis mon addiction carcérale à "Oz" et l'inoubliable Miguel Alvarez, me fait triper ; Andy Serkis en Cesar, toujours très bon dans la Performance Capture ; et Keri Russell, pour sa face mûre et sexy... Le reste du panier est commun, on en mange tous les jours), une bande-son sauvage pas très bien travaillée (OMG les déchets auditifs! Les crépitements de feux et gouttelettes qui ne servent à rien, ça donne plus envie de pisser qu'autre chose), des bribes d'actions pour tenir en haleine le spectateur et ne pas lui faire regretter l'investissement pour la place, une fin ouverte, convenue et ratée (un gros plan sur des yeux... c'est d'un ringard), et la promesse d'un affrontement qui au final n'arrivera qu'au prochain volet, que reste-t-il ?

Des moments d'émotions dans la relation entre les bonshommes et les bons singes (et aujourd'hui, ni touche-pipi ni bise-pop zoophile entre le mâle humain et la femelle simiesque!), véritable ode à la paix entre les races, au pardon, au sacrifice. En fait, le film est une version mixée de "La Bible" et "La Planète des Singes"? Non puisque le conflit entre les hommes et les singes, c'est un peu comme la Bande de Gaza : sans fin. J'aurai personnellement préféré un tampon "Disney Channel Approved", avec plus de bisounours, d'espoir et d'amour. Il n'empêche que l'ensemble reste un blockbuster américain efficace.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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