Envie de quenelle ?
Dans ma relativement courte vie de jeune insolent, j'en ai vu défiler des merdes sur les écrans des salles de cinéma. Et pourtant, chaque année, un film sort particulièrement du lot et concoure pour le titre de merde d'or. Le prétendant de la saison 2010-2011 est... Saw (septième du nom)! Ma merdique expérience audiovisuelle me laisse croire qu'il sera difficile, voire impossible, de chiper la place de favori à cette fin de saga.
Un adage nous dit : "Toute bonne chose a une fin". Si l'on en croit les propos populaires, la saga Saw ne devrait donc jamais s'arrêter? Heureusement pour nous, c'est terminé! Après sept volets dont la qualité exponentielle allait decrescendo, le tueur au puzzle (le fameux "Jigsaw") met enfin un terme à sa carrière. Il était temps! Tout d'abord parce que comme toutes les sagas horrifiques ("Freddy", "Vendredi 13", "Halloween"...), Saw n'échappe pas à la règle du "plus on en fait, plus c'est mauvais". Et sur l'épreuve du mauvais, avouons que Saw VII fait un parfait! Des pièges pourris à foison (bouh le méchant tueur au puzzle trop intelligent pour confectionner des pièges originaux), des scènes tournées pour la 3D (oh mon dieu des boyaux qui me tombent dessus ; oulala une planche géante vole vers ma figure ; aaaah !), un jeu d'acteur supercalifragilisticexpialidocious (presque aussi bon que celui de Lagaf' dans son "Baltringue", ou Richard Berry, ou Jean-Marie Bigard...), des effets gore à tout va (oh, c'est vraiment bien fait), et surtout, surtout un rythme particulièrement vif, harmonieux, entraînant, léger mais lourd... rythme digne du monteur des cinq premiers épisodes de la saga.
Tous ces petits éléments qui constituent le film (et a fortiori la saga), ont servi à souiller l'image du cinéma que l'on qualifie à tort de genre, d'horrifique, d'horreur. Tout ceci n'est qu'une immense quenelle que les spectateurs se mettent directement dans le fion en achetant un ticket de cinéma (ou un DVD, ou un produit dérivé...) ayant un rapport quelconque avec Saw.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques