The Dinner...



J'ai fait un rêve !
C'est l'histoire d'une bande d'américains qui décide de faire un remake d'un film français pas trop mauvais. Un remake du "Diner de Con" de Veber, avec Thierry Lhermitte et Jacques Villeret (qui nous avait bien fait rire à l'époque de la sortie du film), avec pour producteur exécutif Sacha Baron Cohen et... suspens terrible...
Francis Veber! Pourquoi ce réalisateur et scénariste français s'est-il prostitué aux Etats-Unis en produisant le remake de l'un de ses seuls bons films (avec "La Chèvre", "Les Compères", et les "Fugitifs", succès et réussite notamment grâce au duo irrésistible Depardieu-Richard...)? Besoin d'argent? Constipation passagère? Ballonnements? Diarrhée? Dans tous les cas, ce fût une belle erreur, une tâche magistrale sur le plan-carrière d'un réal' sur le déclin.
The Dinner, c'est avant tout l'éloge de la médiocrité américaine, de la pauvreté idéologique d'une nation ex-superpuissance mondiale, qui mouille sa culotte devant l'impérialisme chinois.



Pourtant, j'avais envie de l'aimer ce film. Parce que Steve Carrell me fait rire ("The Office" quoi!), et Paul Rudd a une tête qui passe bien d'habitude (même si son jeu d'acteur laisse à désirer...). Mais là, c'est l'overdose scatologique. Trop de merde tue la merde. On parle souvent du rêve américain, ce pays où tout est possible, où le président peut être noir, où l'on peut gagner richement sa vie en partant de rien, en ouvrant une boulangerie estampillée française, où l'on peut vivre un rêve... The Dinner désacralise à jamais cet apriori qui perdurait depuis trop longtemps dans l'esprit populaire. Une quenelle de 69 millions de dollars.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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