Un truc de ouf ce clip ! Le réalisateur du clip aurait dû apprendre au détour de ses vidéos de famille du dimanche, que mal filmer en contre-plongée une fille qu'a de grosses joues et un manque de charisme évident, ce n'est pas très flatteur et agréable, que ce soit pour la demoiselle en question (qui au final fait peur, d'autant plus si l'on porte le regard sur la casquette sponsorisée par Senna et Secret Story), ou pour les mâles qui dans un élan de stupidité arbitraire (dictée par la fatigue et l'ennui sur la toile) ont décidé de regarder ce clip vidéo (et regrettent amèrement cet ennui et cette fatigue). Le réalisateur aurait aussi dû apprendre quelques rudiments du clip vidéo avant de se lancer, parce que les zooms pourris sur des boules à facettes d'une discothèque ça ne se fait plus depuis Claude François (il en est mort d'ailleurs !), et le fond vert transformé en figures psychédéliques... même les Forbans n'ont pas osé (c'est la raison de leur séparation d'ailleurs !). Peut-être que le réalisateur a été influencé par une bande musicale rappelant l'heure de gloire de Vincent Lagaf et de son joli lavabo, ou bien peut-être est-il handicapé mental, aveugle et sourd?
Par contre les paroles sont ultra-profondes et mettent en exergue la difficulté d'acceptation des cultures locales, mais aussi la puissance de la rumeur et de l'étiquette. Ainsi, lorsque la chanteuse lance :
A peine entrée, on m’a déjà collé une étiquetteLa blonde qui a soi-disant piqué le mec de sa copine
On sent une forte dénonciation des idées reçues au travers de ce style très fluide et musicalement parlant. Puis vient la réaction parfaite à toutes ces fumisteries, réaction digne d'un Buddha dans toute sa splendeur :
Je sais qui je suis, je sais ce que je vauxJe suis Vanessa, la ch’ti blonde qui est toujours restée digne
Enfin arrive la révélation de génie, assénant à la société superficielle une critique juste, à coups de mots subtilement choisis :
C’est un monde, de fous et de méprisRien de vrai, rien que de l’apparence
Tout est dit. Les mots parlent avec une puissance que seule Vanessa de Secret Story 3 possède. Dommage alors que la demoiselle n'ait pas une voix agréable à entendre, qu'elle manque d'énergie lorsqu'elle chantonne son pamphlet contre le monde. Sus au manque de talent faisant de ce potentiel hit un ramassis d'ignominies sans nom. Bouh le méchant styliste imaginaire qui m'a collé sur le dos une veste sans manches, avec un capuche à poils. Enfoiré le producteur de disque qui me laisse me ridiculiser devant tout le monde... Je colle sur ce clip l'étiquette de la merde absolue.
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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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