Il est triste de s'apercevoir que le film utilisant au mieux la technologie 3D soit Harold et Kumar. Le troisième volet de la saga H&K nous plonge cette fois-ci dans l'univers féerique et fantasmagorique de Noël. Après s'être attaqués au White Castle et à Guantanamo, Harold et Kumar prennent possession de la Nativité sous fond de spliff, de coke, d'hallucinogène, de bière et autres substances illicites (ou pas...). Ils nous servent sur un plateau d'inox des amuses-bouche mitonnés par des cuisiniers américains en mal d'inspiration, et de talent.
Harold s'est enfin résigné à se calmer. Il est désormais un homme d'affaires important, accompagné dans la vie par une jolie demoiselle avec laquelle il essaie de faire une portée. L'herbe rendant stérile paraît-il, Harold ne fume plus. Kumar étant maladroit et levain de catastrophes, une certaine distance jaillit entre les deux meilleurs amis. Pourtant, peu avant les fêtes de fin d'année, Kumar reçoit un colis pour Harold et decide de le lui apporter. Forcément, l'initiative du gars qui s'est suicidé dans "Dr House" (ben oui, Kutner) tournera au vinaigre, et les évènement malencontreux, stupides, improbables et stéréotypés annihileront l'espoir qu'avait le spectateur d'être face à une comédie subtile.
L'humour gras non-subtil est de rigueur. Toute finesse bouffonne est à proscrire. Seules resteront à l'image les blagues pipi-caca-prout toujours partantes pour faire rire les impubères. Nous nous retrouvons donc (encore) devant une comédie triviale exploitant sans brio les codes du scénario hollywoodien (tout va bien - tout va mal - tout va bien dans le meilleur des mondes...). L'intérêt prééminent de ce simulacre de mascarade est la réalisation faite pour une visualisation 3D. Comme quoi, le caca aussi peut être délicieux.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques