Taken


Un jeudi soir lambda : pas d'émissions intéressantes à la télévision ("Masterchef"... "Des paroles et des actes"... "Braveheart"... "Tellement vrai"... des trucs déjà vus, du recyclage, de la langue de bois...). Et sur la sixième chaîne, un film qui me tâtait déjà à sa sortie, mais qui n'avait point survécu à ma flemmardise, et à la difficulté de mettre la main dans la bourse pour regarder au cinéma un long-métrage écrit et produit par Besson (oh, je suis d'une mauvaiseté !). De fait, une envie par défaut m'a traversée, et "Taken" partagera mon encéphale pendant quatre-vingt treize minutes, plus dix autres de publicités (servies en deux plats, à chaque demie-heure entamée).

Résultat : des réclames peu alléchantes, mon cerveau n'étant pas disponible pour envisager des achats futurs. Un film porté par Liam Neeson, excellent dans son actorat, desservi par un scénario attendu et too much (la fille d'un ex-espion du gouvernement américain se fait enlever lors de son voyage à Paris par un réseau underground de maquereaux pour riches Cheikh et autres puissants... ah, sacré Luc !), une réalisation ringarde qui en fait trop pour paraître américain (des scènes d'action avec un montage frénétique : ouah !). Dommage qu'un premier rôle aussi bon soit gâché par un réalisateur embrigadé par Europa Corp, la société de production de Luc Besson, véritable sepsie pour le cinéma (d'action) français.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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