Men In Black 3



Ouah ! Enfin ! La clôture (inutile) de la saga "Men In Black". Le troisième volet, filmé pour la 3D au cinéma (et a fortiori pour récolter quelques brouettes de dollars supplémentaires avec les suppléments "3D"), conclue les aventures des hommes en noir, et des agents K et J. Alors quand on le voit en 2D dans son lecteur de salon, difficile de tenir face aux agressifs cadrages troisdesques, forçant sans cesse le spectato-consommateur à se jeter contre des éléments de décor.

Pour ce "MIB 3", l'agent J doit faire un saut dans le passé afin d'empêcher le méchant Boris l'animal (fraîchement échappé, grâce à l'aide de l'anecdotique Nicole Sherzinger, de sa prison lunaire dans laquelle il fût enfermé des décennies plus tôt par K) de tuer l'agent spécial K (ah ah... le roi du fitness) avant que ce dernier ne l'arrête (en lui explosant au passage le bras gauche...) et empêche une invasion extraterrestre. Pourquoi Boris est un méchant ? Parce qu'il appartient à la race extraterrestre des Boglodytes, espèce décimant entièrement les populations des planètes qu'ils "visitent". Heureusement que K parvint à arrêter le blitz Boglodyte en déploiement autour de la Terre un bouclier Arcnet, repoussant l'envahisseur...

Le scénario est plutôt bon, dans la lignée de la saga MIB, même s'il est desservi par un montage criblé d'erreurs, de mauvais raccords et d'ellipses incompréhensibles pour le spectateur n'ayant point lu le script original. Alors, il se rattrapera par son côté abracadabrantesque, son foutraque casting et ses délires cocasses (Andy Warhol est en fait une couverture pour un agent secret, râlant quelque peu car il est à court d'idées, et se met à peindre des boîtes de soupe et des bananes... ou encore la scène où Will Smith, en 1969, est arrêté par la police au volant d'une voiture volée, et qu'il expose le cliché du noir voleur...).

Les effets spéciaux sont acceptables (dommage que les 225 millions de dollars de budget soient principalement saupoudrés au-dessus de l'aura - aka porte-liasses - du tandem phare de la trilogie, Smith et Lee Jones, accompagnés de Josh Brolin, campant l'agent K à ses débuts au MIB...), et le casting convaincant (il est drôle de voir l'acteur vedette de FOTC, Jemaine Clement, dans la peau de Boris l'animal ; ou encore Emma Thompson ; ouah ! Justin Bieber, Lady Gaga et Tim Burton en extraterrestres ! Trop génial, c'est trop des génies les directeurs de casting, surtout lorsqu'il s'agit de caméos presque invisibles...). Le film en est donc efficace, et sera agréable à regarder pour les inconditionnels de la "saga", et de même pour le spectateur lambda qui prendra du plaisir devant ce bon blockbuster américain.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques – L’Art romantique et autres œuvres critiques

Flux toxique & périssable du jour

Les K d’Or [Chronique du Désert des Ambitions]

Il est des titres qui, par une ironie involontaire, finissent par désigner le vide qu’ils tentent de masquer. Les K d’Or nous promettait l...