Le disque est vendu comme un bain de soleil, de la danse ardente, du sable chaud, des vacances sous les tropiques... Qu'a-t-on entendu aussi : "guérisseur de morosité". Une raison pour le faire sortir avant le début de l'hiver (le 8 octobre 2012, nda), cela offrira un peu de bonheur aux foyers, et réduira la facture de fioul. Un dessein somme toute honorable.
Pourtant cet album de Lorie composé intégralement de reprises (passant de Dalida à Bardot, empruntant la bretelle Claude François avec une halte sur l'aire de repos Richard Cocciante...) est loin d'être aussi efficace que prévu. L'ensemble manque de rythme, de chaleur et surtout de sensualité. Pour une oeuvre aux ambiances latinos, y'a un truc qui cloche ! La direction artistique des reprises dénature l'originel, et le tout est désagréable à l'oreille. Nous avons l'impression d'écouter un disque de karaoké, ou d'être face à un petit orchestre avec sa chanteuse bien foutue mais aux capacités vocales limitées. Niveau charisme organique il va falloir rejouer un peu aux Sims pour gratter quelques points, car la voix ne transporte pas l'auditorium. Dommage, c'eusse pu être agréable d'avoir un hiver doux.

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Cependant il est présumable qu’il fournira encore matière à bien des thèses et des commentaires éloquents.
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